C’est très bien de se jeter des fleurs en se disant “qu’est-ce qu’on est bien nous”… ou autres “vous avez vu comment c’est pire aux Etats-Unis”. C’est encore mieux de dresser les vrais constats et de ne pas céder à la béatitude naïve. L’optimisme oui. Le volontarisme ? Oui aussi. Mais pas la béatitude naïve qui n’est rien d’autre que de l’aveuglement volontaire qui a pour conséquence d’encourager et de fabriquer l’inaction. On ne peut corriger que ce que l’on accepte comme étant mauvais, à améliorer ou à rendre plus fonctionnel.
C’est le cas de l’agriculture qui plonge, comme de l’énergie que l’on ne peut plus se payer ou encore les médicaments sans lesquels on ne peut plus se soigner.
Médicaments : la France bascule vers la désindustrialisation, alertent les laboratoires
Voici ce que disent les Echos un journal encore une fois pas franchement ni défaitiste ni complotiste.
“La France fixe un niveau de prix des médicaments trop bas et l’Europe ne défend pas ses frontières. Il faut des mesures de sauvegarde et imposer une part de production locale aux médicaments vendus en Europe, estime le chimiste Seqens, qui est en train de relocaliser la production du principe actif du paracétamol.”
« La France et l’Europe doivent prendre des mesures en urgence, car on est passé en un an d’une logique de réindustrialisation à une désindustrialisation ». Le constat est noir et Pierre Luzeau l’assume. Dirigeant du chimiste français Seqens, il est en train de relocaliser en France la production du principe actif du paracétamol, que l’Europe ne fabrique plus depuis les années 2000. Son usine en cours de construction à Péage-de-Roussillon (Isère) est invariablement citée en exemple de reconquête par la France de sa souveraineté sanitaire.
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— Les Echos (@LesEchos) November 21, 2024
Lorsque l’on ne produit pas sur place, chez nous, que c’est la loi de l’offre et de la demande qui s’applique, il ne faut s’étonner que les laboratoires vendent aux plus offrants. La sécu française veut des prix dérisoires. Il n’y a pas de problème. Comme à chaque fois, les vendeurs soit ne produisent plus soit vendent ailleurs. Résultat ?
En Hongrie, aucune pénurie de médicaments.
En France jusqu’à 5 000 références sont manquantes.
Les résultats d’une politique socialiste mènent toujours à ce résultat.
Pour autant je ne suis pas naïf, et je sais très bien les dégâts d’une politique sans aucune règle ou obligation.
L’efficacité économique se trouve dans un équilibra savant entre ces deux points. Un équilibre qui demande du pragmatisme.
Un général a écrit récemment “l’équilibre est un courage”. Son idée est d’une grande justesse.
Charles SANNAT
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Bonjour. Le bouquin “Dépopulation”………..
Un état, arrivé à ce stade de déliquescence, ne devrait-il pas produire lui-même, à bas coût pour la collectivité, les médicaments tombés dans le domaine public ?
Ne pourrait-on pas les produire dans des laboratoires en utilisant la main d’oeuvre étudiante au sein des facultés de pharmacie qui dispensent un enseignement gratuit ?
Je suis toujours ébahi quand je vois le prix du tube de cachets d’aspirine en pharmacie…
……..
En tout cas il reste des stocks de pikouz invendus……et « ils » sont en train de refiler ça à la gente « canardesque »…..pour les protéger, paraît-il du vie-russe de l’agrippe à viaire !
Est-ce une « vengeance » parce qu’ils ne supportent pas l’idée d’un Canard dans un bureau ovale ?
Bon appétit pour vos « fois gras » de réveillon….!!!!!!
Préparons nous….
VG
BONJOUR .Désindustrialiser la fabrication des médocs est une façon comme une autre de donner le droit de vie et de mort ,à des financiers.Une petite gueguerre et on casse sa pipe ,car les médocs fabriqués chez un adversaire potentiel .Belle stratégie !
La fin des labos en France ça date de la crise des subprime de 2008, les grands labos internationaux ont largement revendu leurs usines à des façonniers et ont déménagé la recherche et tout ce qui faisait de la valeur ajoutée en Europe de l’Est ou en Asie.
et l’interview de Raoult par Christine Kelly sur C news censurée.. Il faut dire qu’il dénoncait les rapports ambigus entre politiques et labos..
Si on remonte cinquante ans en arrière, les médecins prescrivaient des molécules actives et les pharmacies préparaient les remèdes magistraux à l’arrière de leurs officines.
Aujourd’hui, on peut se demander à quoi servent les longues études en pharmacie : une formation commerciale basique devrait suffire, étant donné que le pharmacien est devenu un dealer comme un autre, quoique pas entièrement puisque les drogues qu’il vend sont légales, même si pas nécessairement bonnes pour la santé.
Les études en médecines mériteraient elles aussi que l’on s’y intéresse de plus près, la plupart des médecins étant essentiellement devenus des prescripteurs de produits industriels finis (les adjuvants inclus ayant pour seul but la conservation du produit et non l’efficacité du remède, peu importe les effets secondaires qu’ils provoquent). Les vocations ont été supplantées par la recherche de gros revenus sans trop d’efforts; le médecin de campagne d’autrefois est bien enterré, même s’il doit se retourner comme une toupie au fond de son trou.
Les laboratoires pharmaceutiques -industiels- ne sont pas, n’ont jamais été, des oeuvres philanthropiques. Qu’ils disparaissent n’est peut-être pas une si mauvaise chose.
Posons-nous plutôt la question de la santé des individus en dehors du cadre réducteur bobo/médicament/sécu.
Comme souvent en France, dans ce domaine comme dans d’autres, nous restons au niveau de la communication, des mots… mais pas des actes.
Les objectifs sont claironnés par des politiques inconscients qui n’ont pas les moyens de leur ambition… cf l’ économie de guerre de M. Macron, entre autres !
Aucune leçon tirée des manques de l’ère COViD…
@ Vincent Gite
Vous m’avez bien fait rire
Merci
Les médicaments, du chimique qui peut être dangereux pour l’être humain … les plantes ont tout ce qu’il faut pour nous guérir, les anciens le savaient notamment certaines tribus d’ Amazonie et d’autres ailleurs … revenir à la nature, le seul moyen de nous en sortir, question de survie et en plus économique. Se débarrasser de cette merde industrielle, extrêmement polluante pour l’environnement,
Est-ce la politique dite Socialiste qui est vraiment la cause de la desindustrialisati ou plutôt la pratique néoliberale à tout va qui a dominé ces derniers temps ? Faudra m’expliquer.
Toujours aussi drole VG !
Charles : Et l’Autriche, et la Bavière et la rep Tchéque aucun pbs de disponibilités de traitement. Les pharmaciens et leurs personnels sont usés de devoir gérer depuis 4 ans, des pénuries dignes d’un pays sous-développés.
Honte au ministère de la Santé et à toutes les agences, trop nombreuses, de “gestion” de la santé. Indigestion d’incompentence, d’impotence et de gabegie, plutôt et toujours avec nos impots….
Même si je n’échappe pas à 2 médocs prescrits par mon cardiologue, par contre je suis très phyto, je ne fais qu’avec des plantes locales et je fabrique mes teintures-mères et autres onguents.
Pas besoin d’aller chercher des plantes miracles à l’autre bout de la planète, on a tout ce qu’il faut chez nous.
Je n’ai rien contre l’allopathie, mais c’est comme tout, faut voir l’usage que l’on en fait !
Une plante, c’est un tout et c’est du vivant. Une molécule (tirée d’ailleurs d’une plante !), ce n’est qu’une molécule isolée, de la chimie pure et un produit mort.
Pour la ré industrialisation de la France ? On patientera; les castors ont voté Macron …
Je radotte mais la solution est sous vos yeux…
Si les fabriquants accepteraient de vendre pas cher à la sécu c’est qu’ils gagnaient quand même de l’argent donc pourquoi la sécu n’achète pas des usines pour produire elle même, elle aura alors les tarifs qu’elle demande tout en gagnant de l’argent CQFD…
Ne pas me voir est de l’ordre du déni… On parle dans un premier temps de médicaments génériques donc sans brevets à payer mais rien n’empêche de faire de même avec les nouvelles molécules et payer les brevets des pharmaceutique voire décréter que pour l’intérêt de la nation on nationalise les brevets.
On avait bien nationalisé Renault pour traîtrise au regard des intérêts de la nation que font donc les majors pharmaceutiques françaises qui se gavent du crédit recherche virent des scientifiques et versent des dividendes avec le crédit recherche ? Tout en refusant de vendre à la sécurité sociale, si ce n’est de la traîtrise au regard des intérêts de la nation ?
Certe nous ne sommes pas en guerre conventionnelle mais en guerre contre les multinationales, donc nécessité faisant loi…
Bref les solutions peuvent se trouver à l’amiable, mais peuvent aussi se trouver par la force si le bon sens n’est plus sur la.table… tout est possible l’état peut tout, même sortir de l’Europe et faire ce que bon lui semble.
On vous vend une paralysie à longueur de journée en vous disant on ne peut pas parce qu’on NE VEUT PAS, les médias assurants le service après vente en vous répétant en boucle on ne peut pas on ne peut pas on ne pas parce que ce n’est pas l’intérêt de leur patron rien d’autre…
Bref si vous voulez changer les choses tout est possible, mais il faut commencer par étreindre sa télé et se mettre à réfléchir. Je sais les gens on perdu le mode d’emploi mais rassurez vous il suffit de 3 à 6 mois en parlant avec des vrais humains non lobotomisés (qui ne regardent plus la télé) pour retrouver le chemin de la raison. Je ne dis pas que vous n’allez pas entendre des bêtises de leurs part, on en dit tous, l’essentiel étant de confronter sa réflexion avec les autres pour que chacun avance et comprenne. On a tous à apprendre des autres, et on a tous à apprendre aux autres, mais pour ça il faut se reparler.
Le télé journal est une drogue dure dont on se seuvre facilement, il suffit juste de vouloir de le faire et de parler aux gens au lieu de les prendre pour des violeurs/voleurs/ploucs/fachistes/extrêmes etc…
Tous ces jolis sobriquets que vous met dans la tête… Les journalistes pour anesthésier la penser du peuple. Le message étant
ne vous parlez pas !!!
Fait nous confiance, écoute nous, n’écoute pas les autres !!!
Quand vous serez tous pret à renverser la table vous verrez qu’il n’y a rien qui la retient à part votre couardise… Et bien évidement votre lavage de cerveau quotidien.
le socialisme mène toujours à la pénurie…