Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Bravo Monsieur le président.

Bravo le Mozart de la finance. Non vraiment, les félicitations du jury s’imposent.

Réussir en France, un des pays à la terre la plus fertile, un pays d’agriculteurs remarquables, une industrie agro-alimentaire de renommée mondiale, réussir donc, en France, à faire fermer les usines de la société William Saurin c’est remarquable et je tenais à cet hommage appuyé et public au Mozart du palais de l’Elysée qui nous joue la 6ème symphonie (c’est sa 6ème année de mandat) du désastre.

Un désastre annoncé ici depuis des mois.

Les prix de l’énergie ne sont pas compatibles avec une économie fonctionnelle.

C’est tout.

Vous pourriez me dire, oui mais c’est qu’il n’y a plus d’énergie.

Je vous dirais que non, pas du tout !

Il n’y en a potentiellement pas assez s’il fait trop froid et sur quelques jours nous pourrions avoir un problème de quantité, mais globalement il n’y a pas de problème d’offre, il y a juste un problème de calcul de prix de vente de l’électricité. En gros cela coûte 0.50 cts à produire mais on nous oblige à acheter à 150, 200 parfois 300 euros l’unité et c’est même monté à plus de 1 000. C’est juste une immense organisation de voleurs en bande européenne organisée.

Quand les choses vont trop loin, le pire arrive. Il n’est pas souhaitable, mais parfois il arrive et ce n’est pas faute encore une fois de prévenir. A ces niveaux de prix, on ne peut pas produire.

Donc, si on ne fait rien, nous allons vers un effondrement brutal qui aura lieu lors du premier trimestre 2023 et qui prendra environ 3 mois.

Brutal et cinétique rapide pour ceux que cela intéresse.

Voici ce que rapporte le très sérieux et conventionnel Le Figaro.fr ici

William Saurin et Garbit mettent la quasi-totalité de leur production à l’arrêt

Petit coup de tonnerre dans l’alimentaire. Leur propriétaire Cofigeo va arrêter temporairement, dès le 2 janvier, quatre de ses huit usines en France.

« Un point de rupture ». En évoquant la semaine dernière le mur énergétique que s’apprêtent à affronter de nombreuses sociétés agroalimentaires françaises, Mathieu Thomazeau, le président de Cofigeo (William Saurin, Garbit) reconnaissait à demi-mot l’impossibilité pour ses conserveries françaises de continuer à fonctionner au vu des prix de l’énergie.

Désormais, la décision est actée. Ce mardi, le groupe connu pour ses marques William Saurin, Garbit, Raynal et Roquelaure et Zapetti a annoncé la mise à l’arrêt prochain de quatre de ses huit usines en France. À savoir les sites de Capdenac (Aveyron), de Pouilly-sur-Serre (Aisne), de Camaret-sur-Aigues (Vaucluse) et de Lagny (Marne).

Cela représente environ 80 % de la production du groupe totalement à l’arrêt. Et 800 de ses 1 200 salariés français se verront appliquer un accord d’activité partielle de longue durée (APLD). « Cette décision a pour objectif de faire face à la hausse spectaculaire de ses coûts d’énergie (gaz et électricité nécessaires à la cuisson et à la stérilisation des plats et recettes cuisinés), qui seront multipliés par 10 dès le début de l’année », s’est justifié le groupe dans un communiqué.

La facture énergétique va passer de 4 millions à plus de 40 millions d’euros ! C’est une multiplication par 10. 

A ces niveaux-là de hausse, aucune entreprise ne peut résister.

Aucune activité de production ne peut maintenir sa rentabilité.

Il faut-être un Mozart de Palais pour ne pas le savoir, ne pas s’en rendre compte et ne pas en mesurer la gravité des conséquences.

« Ce choix de Cofigeo est un petit coup de tonnerre dans la filière alimentaire. Au vu de l’inflation de ses coûts, celle-ci alerte depuis des semaines sur des risques d’arrêts de production en chaîne. Jusque-là, hormis quelques acteurs de l’industrie lourde comme Duralex, aucun fabricant de l’alimentaire n’avait pris une décision aussi radicale. Selon plusieurs sources, d’autres groupes agroalimentaires pourraient être en grandes difficultés en janvier, fragilisant la continuité de la production ».

Tout le monde alerte le phare éteint du Palais déjà en panne de courant depuis bien longtemps.

Tout ce pays va s’arrêter dans les 3 mois qui viennent parce que le mode de calcul du prix de vente de l’électricité est complétement surréaliste et le fruit des délires de nos technocrates europathes de Bruxelles.

On peut se passer de verre pyrex, on peut se passer d’un certain nombre de chose, mais il est difficile de se passer d’alimentation.

Il est difficile de se passer de la chaîne du froid, et des surgelés. Si William-Saurin coupe les lumières et ferment ses usines, que croyez-vous qu’il se passera pour Picard et ses surgelés ? Que pensez-vous qu’il se passera pour les autres usines ? Que pensez vous qu’il adviendra pour les supermarchés d’Edouard Leclerc qui s’époumone sur les plateaux télé en essayant pudiquement d’alerter sur l’inflation terrible qui arrive sans dire tout ce qu’il sait et sans vexer le pouvoir en place, car Michel-Edouard lui ne peut pas déplaire. Déjà les Leclerc changent et réduisent leurs horaires d’ouverture. Rien que cela est une information en soi sur la gravité de la situation.

Mais à toute chose malheur est bon, et j’y vois un heureux présage. 

Nous sommes dans un pays fracturé et divisé. Si nous y pensons bien, nos divisions et nos fractures sont des sujets de « riches ». Je peux vous dire que le wokisme face à des rayons vides sera vite relégué aux oubliettes de l’histoire.

Ce qu’il y a de symbolique dans cette histoire, c’est que William Saurin, c’est le couscous, comme le cassoulet. C’est une représentation exacte de notre pays.

Et ce qu’il va se passer, c’est qu’après les fêtes, il n’y aura plus de cassoulet, ni de couscous.

Nous allons redécouvrir dans une forme d’œcuménisme culinaire et de pénurie l’unité dans la pauvreté.

Nous avons sans doute besoin de passer collectivement par cette étape.

Notre Mozart du Palais pourrait avoir le courage d’un simple trait de plume de changer les règles du prix de vente de l’énergie.

S’il ne le fait pas, il découvrira une chose vieille comme le monde.

Rien.

Rien.

Aucune police, aucune milice, et aucun flash-ball n’arrêtera un pays qui a faim.

Car, Monsieur, le Président, sachez-le, dans quelques mois, pour vous le dire clairement, vous aurez la jonction des mangeurs de couscous et de cassoulet et ils déferleront sur le Palais. Alors mieux vaudrait que vous ouvriez vite, très vite, les vannes de la fée électricité et que vous envoyiez paître le chancelier allemand. Sinon, le festin, ce sera vous, et vous n’êtes pas assez épais pour nourrir le pays alors essayez déjà de ne pas l’affamer… Même si c’est votre « projet ». Et à ce projet nous en opposerons un autre.

Là où vous voulez couper l’électricité nous voulons mettre la lumière.

Là où vous vous voulez affamer, nous voulons nourrir, cultiver, produire.

Là où vous laissez mourir dans les hôpitaux, nous voulons soigner, nos anciens, comme nos enfants et tous ceux qui en ont besoin sans distinction d’aucune sorte.

Là ou vous voulez confiner, enfermer, surveiller, nous voulons libérer, ouvrir et respirer.

Là où vous voulez faire la guerre, nous voulons apporter la paix.

Là où vous voulez diviser, par le communautarisme, le wokisme etc, nous voulons l’unité et la cohésion.

Là où vous voulez tout détruire, nous voulons construire et bâtir.

Là où vous mettez les peurs, nous voulons l’espoir, l’amour, et le courage.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
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« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

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