« Le capitalisme a cessé de fonctionner pour les jeunes » : la Gen Z ne déteste pas le travail, elle n’y gagne plus rien titre le Figaro (source ici)

« Des études et recueils de témoignages de toutes sortes pointent une perte du « goût de l’effort » chez les jeunes générations. Derrière ce diagnostic se cache une autre réalité : le travail ne paie plus comme avant. Ce déclassement conduit à une radicalisation à l’extrême gauche d’une partie de la jeunesse.

Sur la photo plastifiée de son badge d’entreprise, une femme arbore un sourire candide, vestige d’une époque où elle croyait les team buildings (« renforcement d’équipe ») suffisants pour faire un quotidien épanoui. À présent, elle cache ses larmes dans le creux de ses mains. Ce dessin illustre une chronique du New York Times, publiée le 5 novembre, accompagnée de ce titre : « Pour la génération Z (nés entre la fin des années 1990 et la fin des années 2000, NDLR), travailler est désormais plus déprimant que d’être au chômage. »

Et tout le reste de l’article est à l’avenant, c’est de la « ouin-ouinterie » dégoulinante.

Pauvres gentils jeunes qui travaillent pour des petits salaires.

Alors il faut rétablir quelques vérités indispensables.

Lorsqu’on commence dans la vie, on commence avec rien ou pas grand-chose.

Avec celle qui deviendra mon épouse, notre premier garni comme l’aurait dit Charles Aznavour, nous n’avions d’un vieux matelas de récupération posé au sol, sans sommier, avec deux ressorts qu’il fallait éviter parce qu’ils sortait du tissu. Nous n’avions qu’une vielle plaque en fonte de deux « feux » posée sur une table en marbre de bistrot qui nous accompagne depuis 26 ans.

Lorsqu’on commence, les salaires sont petits, comme l’expérience et le savoir-faire. L’épargne est petite. La capacité de dépense est petite.

Et petit à petit l’oiseau fera son nid, hier comme aujourd’hui et comme demain.

On construit sa vie, on ne commence pas sa vie déjà construite.

Il n’y a aucun déclassement de notre jeunesse, qui n’a jamais été aussi « riche » et cajolée qu’aujourd’hui.

Il y a des jeunes qui ont une peur panique de l’avenir, de s’assumer seuls parce qu’ils ont été surprotégés.

Parce qu’on leur ment depuis la maternelle sur leurs capacités et qu’on leur ment sur leur niveau en leur donnant des notes qu’ils ne méritent pas et qui ne signifient plus rien.

Quand ils se heurtent au mur de la réalité du vrai monde, c’est leur monde qui s’écroule.

Rajoutez à cela la propagande climatique qui leur fait croire qu’ils n’ont plus aucun futur et qu’ils sont condamnés à mourir dans d’horrible souffrances réchauffistes et vous obtenez une jeunesse qui n’avance plus, déprime et n’arrive même plus à marcher à côté de ses pompes. « Flemme » vous diront-ils.

Il nous appartient, à nous les adultes, d’être… sans complaisance à leur égard, bienveillants, avec beaucoup d’amour, mais sans complaisance, sans les couver, sans les surprotéger de tout et sans leur mentir.

Ce qu’il manque à nos jeunes ce n’est pas ce que dit cet article. Tout y est faux et erroné.

Ce qui manque à nos enfants, c’est le dur poids de la vérité.

La vérité rend libre. Ce n’est pas qu’une idée.

C’est une réalité.

On fait croire à tous nos jeunes qu’ils méritent un bac +5 et le salaire allant avec.

Nous faisons des générations de frustrés parce que nous leur mentons, aux Etats-Unis, comme en France.

Ce n’est pas le capitalisme qui ne fonctionne plus pour les jeunes, ce sont les jeunes qui ne comprennent plus comment fonctionne la vie, le monde et la réalité.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
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