« Le capitalisme a cessé de fonctionner pour les jeunes » : la Gen Z ne déteste pas le travail, elle n’y gagne plus rien titre le Figaro (source ici)
« Des études et recueils de témoignages de toutes sortes pointent une perte du « goût de l’effort » chez les jeunes générations. Derrière ce diagnostic se cache une autre réalité : le travail ne paie plus comme avant. Ce déclassement conduit à une radicalisation à l’extrême gauche d’une partie de la jeunesse.
Sur la photo plastifiée de son badge d’entreprise, une femme arbore un sourire candide, vestige d’une époque où elle croyait les team buildings (« renforcement d’équipe ») suffisants pour faire un quotidien épanoui. À présent, elle cache ses larmes dans le creux de ses mains. Ce dessin illustre une chronique du New York Times, publiée le 5 novembre, accompagnée de ce titre : « Pour la génération Z (nés entre la fin des années 1990 et la fin des années 2000, NDLR), travailler est désormais plus déprimant que d’être au chômage. »
Et tout le reste de l’article est à l’avenant, c’est de la « ouin-ouinterie » dégoulinante.
Pauvres gentils jeunes qui travaillent pour des petits salaires.
Alors il faut rétablir quelques vérités indispensables.
Lorsqu’on commence dans la vie, on commence avec rien ou pas grand-chose.
Avec celle qui deviendra mon épouse, notre premier garni comme l’aurait dit Charles Aznavour, nous n’avions d’un vieux matelas de récupération posé au sol, sans sommier, avec deux ressorts qu’il fallait éviter parce qu’ils sortait du tissu. Nous n’avions qu’une vielle plaque en fonte de deux « feux » posée sur une table en marbre de bistrot qui nous accompagne depuis 26 ans.
Lorsqu’on commence, les salaires sont petits, comme l’expérience et le savoir-faire. L’épargne est petite. La capacité de dépense est petite.
Et petit à petit l’oiseau fera son nid, hier comme aujourd’hui et comme demain.
On construit sa vie, on ne commence pas sa vie déjà construite.
Il n’y a aucun déclassement de notre jeunesse, qui n’a jamais été aussi « riche » et cajolée qu’aujourd’hui.
Il y a des jeunes qui ont une peur panique de l’avenir, de s’assumer seuls parce qu’ils ont été surprotégés.
Parce qu’on leur ment depuis la maternelle sur leurs capacités et qu’on leur ment sur leur niveau en leur donnant des notes qu’ils ne méritent pas et qui ne signifient plus rien.
Quand ils se heurtent au mur de la réalité du vrai monde, c’est leur monde qui s’écroule.
Rajoutez à cela la propagande climatique qui leur fait croire qu’ils n’ont plus aucun futur et qu’ils sont condamnés à mourir dans d’horrible souffrances réchauffistes et vous obtenez une jeunesse qui n’avance plus, déprime et n’arrive même plus à marcher à côté de ses pompes. « Flemme » vous diront-ils.
Il nous appartient, à nous les adultes, d’être… sans complaisance à leur égard, bienveillants, avec beaucoup d’amour, mais sans complaisance, sans les couver, sans les surprotéger de tout et sans leur mentir.
Ce qu’il manque à nos jeunes ce n’est pas ce que dit cet article. Tout y est faux et erroné.
Ce qui manque à nos enfants, c’est le dur poids de la vérité.
La vérité rend libre. Ce n’est pas qu’une idée.
C’est une réalité.
On fait croire à tous nos jeunes qu’ils méritent un bac +5 et le salaire allant avec.
Nous faisons des générations de frustrés parce que nous leur mentons, aux Etats-Unis, comme en France.
Ce n’est pas le capitalisme qui ne fonctionne plus pour les jeunes, ce sont les jeunes qui ne comprennent plus comment fonctionne la vie, le monde et la réalité.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
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« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)
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Pour les aider à passer la première marche du marché de l’emploi, il faudrait surtout arrêter de donner autant sans travailler qu’au SMIC. Car avec toute les aides, commencer à travailler en bas de l’échelle, c’est gagner autant qu’avec des aides.
Je suis de la même époque que vous me Sannat, et j’ai un peu commencer ma vie d’adulte comme vous le décrivez, avec pas grand chose dans 15m2 et un matelas pourri, un futon même.
Mais il y avait une première marche qui avait du sens à l’époque. Le choix était rapide, c’était rien, nada, 0€ ou aller travailler pour le SMIC.
Il y avait aussi une grande différence à l’époque, une fois dans le monde du travail, j’ai pu acquérir ma première voiture pour aller travailler à 4000 francs, payer mon électricité pour 50 francs… Par exemple mon jeune collègue qui a commencé récemment, s’est vu refuser par les banques un crédit pour acheter une voiture pour venir travailler pour un CDI avec période d’essai terminé. Avec son salaire,il est même retourné 1 an chez sa mère car payer l’électricité pour son logement était devenu hors de prix.
Que l’état rende les vrai salaire et pas que aux jeunes. Je travaille sans arrêt depuis 25 ans et j’aimerais connaître votre ancien avec cette possibilité d’acheter une voiture écolo car la vie avance. Mais même moi, l’état m’offre des marches d’évolution sans relief. C’est un escalier qui ne monte presque pas et part d’aussi bas que pas travailler. Qui veut commencer à monter cet escalier sans fin et sans intérêt ?
« On construit sa vie, on ne commence pas sa vie déjà construite. »
Ca dépend pour qui ! Quand on a l’argent et le réseau, curieusement on a plus facilement « Le Mérite ».
La grande majorité du patrimoine possédé est hérité. Il faut le rappeler. La plupart de ceux qui commencent au smic finiront à deux fois le smic. La sociologie est limpide là dessus.
Pour une fois que le Figaro a raison.. Et les jeunes ont bien compris l’entourloupe en voyant leurs ainés essorés par le monde du travail avant d’être jetés à la première occasion.
Pour une fois, pas d’accord. Ce qui massivement changé c’est la possibilité de se projeter dans l’avenir. A l’époque du baby boom, on pouvait envisager de devenir propriétaire (en se serrant un peu la ceinture). Les prix étaient bas et les salaires progressaient. Avec les prix actuels et les salaires bas et les perspectives de progression faibles, le fossé est infranchissable. Pourquoi se tuer au travail si on n’a pas d’espoir ?
Quand on regarde ce que possédait chaque génération à chaque étape de la vie on observe un déclassement net de génération en génération. Beaucoup sont encore précaires après 30 ans là ou avant on était bien installé avec des enfants (d’où aussi l’impact sur la natalité).
Bonjour Charles. Encore une fois vous avez raison, par ailleurs nous ne sommes pas encore au bout de notre chemin de croix. J’affirme que l’économie administrée à littéralement tout massacré. L’aboutissement de cette impasse se matérialisera par la pensée de M. Tatcher : le problème du socialisme c’est lorsqu’il n’y a plus l’argent des autres. Mais rassurons la jeunesse importée, avec un titre de séjour bidon et une carte d’étudiant tout aussi bidon, ça va passer grâce au 49.3, on peut manger sur le dos des autres pour 1 euro, et puis si ça ne suffit pas on peut toujours faire carrière dans la dz mafia avec l’encouragement des juges !
Bonjour ! À propos :
« Et petit à petit l’oiseau fera son nid, hier comme aujourd’hui et comme demain ».
Nos salaires étaient indexés sur l’inflation jusqu’en 1983. Il augmentait mécaniquement sans ne rien faire de plus que son job.
Aujourd’hui, nous applaudissons un salaire de 3000€. En 1983, saurais-ete 6000€…
Je vous détaille le gain de productivité des 35h ?
Alors non, le capitalisme ne fonctionne plus, il n’est plus équitable mais un simple outils de dévoration.
À dieu et bonne chance :-).
Tout à fait d’accord avec cette analyse. Génération Z, génération de ouin-ouin.
Tant.qu’on verra aux informations du JT comme normal de partir en vacances dans des hôtels à 300 euros la nuit, des restaus à 100 euros le menu, des vacances à l’autre bout du monde, ou le fait d’acheter des voitures à 50 000 euros et plus, on ne peut que fabriquer des frustrés.
Le poison socialiste infusé depuis 1981 a été très efficace aidé par la haute trahison de la soi disant droite timorée à défendre les valeurs notamment le travail !
C’est tout à fait juste, combien de parents ont payé des études longues à leurs enfants pour rien au final, soit le travail ne correspond pas à leurs aspirations,soit le salaire n’est pas motivant etc..
Un serveur gagne autant qu’un bac + 5 et ils renouvellent la prime d’activité en l’augmentant si bien que ces personnes arrivent pratiquement à niveau des salaires à responsabilités.
Ce pays marche sur la tête, le travail devrait être rémunéré à sa juste valeur.
Ils font en sorte de créer des fossés en gratifiant ceux qui n’ont guère de valeur ajoutée à ceux qui ont fait de longues études parfois dans des conditions difficiles.
Le résultat aussi navrant soit il est le fruit d’une politique à contre courant.
On a les politiques qu’on mérite.
Le capitalisme fonctionne un peu près correctement.
C’est le socialo communisme qui nous ruine tous et encore plus les jeunes.
Je suis vieux, et pour moi aussi le salariat n’est plus rentable. 70% de ce que génère comme valeur ajoutée est volée par l’etat. Donc comme les jeunes, je n’y investi plus rien et fait mon beurre autrement.
Le dur poids de la realite c est que Sannat n a jamais travailler, ni rien construit de ses mains , la seule chose que sannat sait faire ces de l evasion fiscale et de conseiller les plus riches, placer le pognon de dingue des riches pour toucher une commision…
Bref Sannat == Macron un macroniste comme les autres qui donne des lecons a la terre entiere
Très bon article qui résume bien les conditions de travail et la mentalité des jeunes actuellement. Tant pis pour eux, qu’ils se démerdent. Quelqu’un qui veut s’en sortir ne compte pas ses heures et bosse … qu’on arrête l’assistanat pour ces bons à rien et d’entretenir des individus, parents et enfants qui sont des vrais parasites et pompent l’énergie et l’argent de ceux qui bossent. Ca suffit.
10% de cerveaux , 90% de main d’oeuvre ( du tâcheron à l’artisan hautement qualifié ) .
Et le mensonge gauchiste du bac pour tous .
Alors oui , la réalité est douloureuse , tout cet espoir de réussite fantasmée , la réalité , aggravée par l’effondrement du pays sous le poids du social , une génération sacrifiée .
Si les suivants en tirent la leçon , peut être que ça changera …
Il y a eu, à mon avis, une erreur volontaire ou non dans la traduction : Peter Thiel critique la démocratie, pas le capitalisme lui-même.
Avec Curtis Yarvin, il défend une forme d’absolutisme (pouvoir concentré, quasi monarchique ou « CEO souverain ») contre la démocratie, qu’ils jugent responsable du capitalisme de connivence et d’une dérive collectiviste.
La démocratie a donné le pouvoir électoral aux catégories les plus nombreuses : retraités, inactifs, fonctionnaires… au détriment des jeunes actifs/productifs. Résultat : explosion des charges sociales qui amputent le salaire net, au point que le coût du travail explose tandis que ce que touche le salarié fond.
Les tentatives de correction (subventions aux bas salaires + taxation accrue des hauts revenus) ont aggravé le problème en créant une trappe à SMIC renforcée par des dispositifs comme la prime d’activité.
Je partage à 100%.
Il y a encore des jeunes qui se bougent et qui même m’impressionnent mais je les rencontre à l’étranger, comme expats…
Ils refusent d’être englués en France où « excellence » est un gros mot.
Abonné au Figaro, cet article m’avait laissé perplexe. Parmi mes petits enfants, j’ai deux cas opposés. L’un a fait de brillantes études, avec master au States (juste avant les nouvelles contraintes de Trump !) l’autre a préféré reprendre l’ exploitation agricole familiale. Pour le moment,au seuil de leur carrière respective, ça galère ferme … Pour le premier le salaire de départ n’est pas à la hauteur de des ambitions, pour l’autre la modernisation de l’exploitation (avec ses contraintes normatives) est un challenge. Mais, comme vous le précisez dans votre article, nous n’avons jamais caché la vérité à nos enfants, tout en les protégeant pendant leur adolescence. Et j’ose espérer qu’ils seront mieux armés face à ceux que l’on a enfermés dans un cocon de mensonges en leur laissant pour seul espoir le RSA ou les aides sociales infinies.
Bonjour Charles,
Bien vu pour cette analyse.
N’oublions pas que le subterfuge ultime du mensonge lui-même est de laisser croire à son efficience…
Yuri Bezmenov (1939-1993) – transfuge du KGB passé à l’Ouest en 1970, où il prendra le pseudonyme de Thomas D. Schuman – livrera dans les années 1980 ses thèses anticommunistes et pro-américaines par le biais de livres et de conférences, exposant les procédés de la subversion communiste déployée en Occident.
Or, ces procédés se retrouvent aujourd’hui intégralement reproduits par les dirigeants occidentaux eux-mêmes, ce qui tendrait à dévoiler des objectifs communs ; en tout état de cause loin d’être aussi antagonistes qu’on aura voulu complaisamment nous le faire croire jusqu’ici.
Bezmenov définira 4 étapes se déroulant selon un calendrier précis et balisé, parfois sur plusieurs décennies, afin de subvertir les foules pour mieux les asservir : démoralisation, déstabilisation, crise, et normalisation.
Bezmenov a défini les « mesures actives » – novlangue désignant la subversion idéologique – comme un « lent processus de lavage de cerveau » visant à « changer la perception de la réalité de chaque Américain à tel point que malgré l’abondance d’informations, personne n’est capable d’arriver à des conclusions sensées dans l’intérêt de leur défense, de celle de leur famille, de leur communauté et de leur pays ».
Qu’observe-t-on de différent aujourd’hui ?
Oui mais on ne peut nier que la part des salaires dans le profit ne fait que diminuer. Et par rapport a il y a 40 ans il faut travailler beaucoup plus longtemps pour se payer une voiture par exemple…
Lorsque la gauche a décidé que 80% d’une classe d’âge serait bachelière, j’ai applaudis l’idée. Pourquoi un pays aussi développé que la France n’aurait pas une jeunesse ayant des connaissances de ce niveau? A la même époque, Peugeot venait d’inaugurer une usine dans un pays de l’Est qui produisait 250 000 moteurs par an! Le 250 000éme était-il différent du 1er? NON, la firme avait mis les moyens pour atteindre cet objectif!
Quant à l’E.N. elle , au lieu d’avoir la même logique industrielle à baissé les exigences! Et les élèves d’alors me disait : « Il faut être c.n pour ne pas l’avoir! ». Cette réflexion montrait qu’ils n’étaient pas si bête que ça! En résumé, vous rendez une copie avec votre nom et prénom sans faire de tâches d’encre et une feuille sans trace de graisse, vous avez la moyenne!
Notre jeunesse n’est pas bête, c’est la société oublie de l’éduquer!.
Montaigne doit faire le tournebroche dans sa tombe!
bien vu Charles, la vie des soi-disant « riches retraités » d’aujourd’hui était moins facile que ce que l’on veut faire croire. Mais c’est la vie. Et plus on y est préparé jeune et mieux c’est.
Certains nous accusent d’être trop durs avec leurs chers petits. Mais grandir dans du coton voire de la soie, cela fait des frustrés lorsqu’ils doivent sortir du cocon.
Certainement que le niveau du bac est bien plus bas qu’il n’y a 30 ans pour maintenir un taux de réussite artificiellement élevé. Cependant, l’autre réalité mentionnée par le NY TImes et le Figaro est bien ancrée dans la réalité du moment: les salaires ne font que baisser depuis 20 ans avec des prix de biens du quotidien qui ne font que s’élever. Comparez le 1er salaire d’un diplômé d’ingénierie il y a 25 ans à celui d’un diplômé de 2025 et la réalité économique de nos jours vous sautera aux yeux… D’ailleurs, quand vous lisez une annonce pour un job aujourd’hui, le salaire proposé n’y figure plus tellement le salaire en question ne fera pas envie et est une honte. Il y a 20 ans, on affichait le salaire sur les annonces…
Le constat est juste, mais dans beaucoup trop de villes, les salaires ne permettent quasiment plus de se loger ni de s’acheter un véhicule potable. L’accès à la monnaie est profondément inégalitaire, dans le temps et dans l’espace.
Vous avez parfaitement raison et malgré tout , tout est différent.
Peut être avez vous visualiser le labeur , la misère , les pénuries , un exemple familial formateur , un maître exigeant , un service militaire et j en passe.
La société actuelle a créé les lunettes roses , l absence de guide ,les plaisirs factices , l abondance a credit et sur le dos des pays asiatiques. . Des images fabriquées , un mensonge d état , des profs et des parents copains .
Bref , un monde falsifié et névrose.
Cela ne dit pas tout et n explique pas tout .
Il y a aussi des jeunes qui réussissent, et justement , il est important de leur donner la parole .
Quel mélange ! Entre les capacités intellectuelles, l’ameublement minimal au départ, et les salaires qui ne permettent plus de gagner sa vie, ça c’est vrai, on voit bien que le niveau de vie n’est plus le même qu’à l’époque de nos parents, qui ne gagnaient pas plus, non, mais avec la même somme, et parfois 1 seul salaire ils arrivaient à faire ce qu’un couple ne peut plus faire aujourd’hui….
Donc tout mettre encore une fois sur le dos des jeunes qui sont fainéants, quasi illettrés (à vous lire !!) c’est un peu gros ! ça me rappelle presque la prose de notre timonier du palais qu’on aime tous tant, vous y compris.
Donc, cessez de rabrouer, on analyse des faits, uniquement des faits !
Oui et Non 😛
-Oui les jeunes ont de trop grosses attentes, sont surprotégés et veulent tout, tout de suite … Mais la réalité les rattrape très vite, ceux qui disaient qu’ils pouvaient vivre avec 1000€/mois ont vite repris leurs études … Le mur de la réalité est inflexible !!!
-Non car un smic des années 80-90 permettait de beaucoup mieux vivre qu’un smic de 2025.
L’électricité, l’essence, la nourriture, les loyers, …. n’étaient pas du tout au même prix …
Ok boomer. Et à Noël vous receviez une orange.
Les salaires étaient indexés sur l’inflation. Aujourd’hui les salaires sont tassés par le smic avec effet tas de sable. Le salaire mensuel médian est de 2 183€ et le smic à 1 823€ ! A peine 20% d’écart !
De « belles » histoires pour (encore!) monter les uns contre les autres. On raconte d’un côté aux vieux que les jeunes ne foutent rien et sont des incapables, et d’un autre côté aux jeunes que les vieux s’en sont foutu plein les poches en leur laissant un monde à l’agonie et qu’en plus il faut leur payer leur vieillesse dorée et immature alors qu’ils n’ont déjà pas de quoi subvenir aux besoins de leurs propres enfants…
alors que oui, les jeunes travaillent, se débrouillent, tentent différentes choses, et sont souvent mal payés , m^me au sortir de « grandes écoles » (type cursus d’ingénieur), pendant de longues années. Et la première chose qui leur manque, le plus souvent, (comme pour beaucoup des autres générations) c’est de pouvoir se loger raisonnablement avec leur salaire.
Et souvent ils sont déçus de cette société, mais il n’y a pas qu’eux, loin de là.
Et comme l’instablilté du monde (façon de parler de zones entières en effondrement économique, sociétal, moral etc), ne leur permet pas de se projeter dans le rêve normalisé depuis des générations de fonder sa petite famille, élever ses enfants dans une maison qu’on construit (achète) petit à petit, ils essaient de construire d’autres rêves. Et c’est peu dire que le système actuel leur met des bâtons dans les roues ! la moindre initiative, la moindre alternative, est soit récupérée, détournée, vidée de sa substance, soit, taxée normalisée chagrinée jusqu’à la rendre impraticable, soit purement et simplement interdite.
Bref les jeunes ont les mêmes problèmes que les vieux, sauf qu’en plus on leur dit qu’ils sont trop jeunes (et:ou incultes …) et que c’est à cause de ça que ça ne marche pas. Le m^me discours est employé auprès des vieux, mais à eux on raconte qu’ils sont trop vieux , qu’ils ont trop d’expérience et que ça ne leur permet pas de s’adapter à ce qui est nouveau (=fermer leur gueule), et que comme il va falloir les former (déformer) et prendre en compte leur inadaptation, c’est ok, mais à condition qu’ils acceptent le salaire minimum.
En fait tout ce monde coûte bien trop cher à l’entreprise.
Bien sûr il ya toujours quelques happy few qui eux sont correctement rémunérés (voire trop).
On va dire que c’est une tendance.
On vit tous sur la même planète.
Les jeunes sont nos enfants (ou ceux du voisin), est-ce que par notre attitude et nos choix courageux, on leur montre autre chose que des râleries, de la plainte, de la facilité d’avaler ces histoires où les uns sont montés contre les autres parce que c’est toujours plus confortable que de regarder en face ses propres lâchetés ?
Ben
n
on
l
ben non le travail ne paie plus en France. C’est pour quoi mes deux garçons sont partis à l’étranger depuis plusieurs années déjà. (38 et 33 ans). Ils ne reviendront plus car ils veulent bien travailler mais être rémunérés correctement. Leurs copains veulent aussi travailler et ce ne sont pas des oins oins. Arrêtons de stigmatiser les jeunes qui n’ont plus accès au logement en France et qui cotisent comme des malades en France. La France est foutue…
« Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme ». Le communisme, c’est le contraire ».
Coluche.
Bonjour Charles,
Comme vous avez raison, et cela fait un bien fou de lire cet article qui remet « les pendules à l’heure ». Les jeunes veulent tout et tout de suite ce qui les entraînent vers une surconsommation, une jalousie et une frustration croissants.
Plutôt ok sur le constat , sauf une énorme contre vérité a propos de » la propagande climatique » , qui est tout sauf une propagande . Il est important de prendre vraiment connaissances des faits scientifiques hors de la mouvance climatosceptique facile pro trump ….
Les salaires étaient indexés sur l’inflation. Aujourd’hui les salaires sont tassés par le smic avec effet tas de sable. Le salaire mensuel médian est de 2 183€ et le smic à 1 823€ ! A peine 20% d’écart !
Destruction du mental des jeunes : Je n’ose même demander à qui profite le crime, n’est-ce pas monsieur Pap Ndiaye ?
Quel serait ce virus qui leur fout la flemme ?
Ce rejet du travail ne résulte pas systématiquement de neurones estropiés par des soirées extravagantes ou anesthésiés par les jeux vidéos..
Toute époque voit naître les mêmes jeunes munis d’une conscience aiguë de leur valeur propre, vierge de toute altération extérieure pour cause peu avouable.
Le capitalisme est une catastrophe humanitaire, il installe la contrainte subliminale d’être riche.
E non je ne suis pas communiste. Simplement cet économisme à tout crin est la plus absolue déchéance de l’humanité.
Passer ses journées à trouver un logement non ruineux : passionnant !
Les jeunes obligés de faire la plonge pour payer leurs études et / ou leur logement pétillent-ils de joie ?
… et ceux que l’on a cloïtrés munis de masques ?
L’impossibilité de ranimer un mai 68 pourvoyeur de sens brise leur élan vital, le grand capital veille sur ses gentils petits soldats.
Le rêve américain vire au cauchemar et distille son atmosphère pesante.
Arletty : « Atmosphère, atmosphère, est-ce que j’ai une tête d’atmosphère ? »
Nous avons tous une tête d’atmosphère et celle des jeunes est une tête d’enterrement, celui de leurs rêves natifs, sui generis.
J’ai 76 ans, suis une bande de jeunes à moi-seul (Renaud) et bouillonne de rage tous les jours que le bon Dieu fait et toute la sainte journée.
Malheureusement tout est vrai, je pourrai à mon tour faire l’inventaire de ce dont nous nous sommes privés pendant des années avant de pouvoir se l’offrir…. il n’y a rien à rajouter si ce n’est que cette fois ci je crains : qu’ IL EST DEJA TROP TARD ET C’EST PERDU…. Bon courage quand même;
Mon fils est technicien de maintenance dans une usine agro-alimentaire après avoir été en alternance dans cette boite pour son BTS et sa Licence. Il aime son boulot même si les horaires sont contraignants (2×8) + 10 astreintes par an les week-end et il travaille souvent les jours fériés. Je n’aurais jamais cru qu’il y arriverait mais il le fait et gagne environ 30 KF/an primes comprises et en plus sa boite me fait travailler car ils sont contents de lui. Voilà!
Bonjour ! Je n’ai pas accès à l’intégralité de l’article. Mais je ne suis pas jeune et pourtant constate que bosser rapporte finalement de moins en moins de qualité de vie : du stress, salaire qui stagne, management nul voir absent, taux d’imposition confiscatoire … bref, le monde du travail a quand même bien changer et vouloir accuser « la forme des jeunes » est simpliste.
comme vous avez raison Charles, vous devriez vous présenter à la présidentielle, à l palace de tout ces chariots
Belle synthèse que cet article. Il distille de nombreuses vérités que certains employeurs, dont je suis, ont constaté en embauchant des jeunes de cette Gen Z. Je ne suis pas anti-jeune, car on ne peut pas leur reprocher leur âge ! J’ai recruté ces jeunes pour travailler avec moi en job d’été. J’ai été satisfait pour 2 sur 10 d’entre-eux. La dernière jeune femme m’a dit à l’entretien d’embauche : « qu’est-ce que vous attendez de moi ? » comme si c’était une experte alors qu’elle n’avait aucune expérience. Elle était soi-disant passionnée par ce métier, mais ne s’interessait à rien ! Pas de questions ni motivation à part se cacher pour regarder ses notifications sur son portable ! Je n’invente rien. Arrivée en retard tous les jours, mal embouchée et au bout de 6 semaines, elle n’avait pas mémorisé les procédures ! Bref, à part pour nettoyer les locaux, c’était une embauche inproductive. Nous avons des charges énormes en entreprise ! Visite médicale à 110€, tenue, chaussures sur mesure, frais de contrats d’embauche, salaire, urssaf … Certaines recrues n’avaient aucun sens de l’initiative ni même de sens logique. Bref, je ne suis pas un cas isolé. Je ne sais pas pourquoi ils préfèrent les loisirs au travail, négociant une absence avant même d’avoir commencé pour demander d’aller au festival des vieilles charrues ou pour fêter un anniversaire ! Je suis d’une génération qui en entretien d’embauche avait les mains moites par l’enjeu ! Je comprends la peur de l’avenir de ces jeunes, mais la génération Z devra se ressaisir si elle ne veut pas être rejetée du mon du travail qui se retourne vers les gens plus âgés.
« Les jeunes sont des feignants », signé la génération qui a élu Mitterrand, voté pour les 35 heures, voté systématiquement pour n’importe quel candidat qui propose la hausse des pensions, le report de l’âge de la retraite (une fois elle-même en retraite bien entendu), tout en ayant bénéficié de retraites à 55 ans et de taux de cotisations minuscules, fait des pétitions pour faire fermer les écoles maternelles, contre tout projet qui peut créer de l’emploi, et essaye d’empêcher via tous les moyens toute création de nouveau logement.
Bonjour Charles, il ne faut pas oublier que les prix de l’immobilier ont augmenté en 26 ans. Un couple qui demarre aujourd’hui ne pourra acquérir qu’un clapier, à prix d’or et avec un crédit sur 30 ans. Et ça c’est sans parler de l’inflation alimentaire ou de la rarefaction des services publics (créches, hôpitaux, transports). Tout ça pour ne pas avoir de retraite à la fin. Par contre il leur faudra bosser dur pour payer les retraites des anciens qui eux ont pu acheter à vil prix, partir tôt, et sont tous d’accord pour que les suivants travaillent jusqu’à 64 ans. Pas étonnant que les jeunes fuient ou baissent les bras. Tant que tout en France sera fait par des vieux pour des vieux, on en restera là. La jeunesse n’a aucune envie de se sacrifier pour le confort de boomers moralisateurs. Et elle a bien raison !
Je suis d’accord avec toutes ces analyses !
Le conflit, les conflits inter-générationnels vont nous enfoncer encore plus ! Là c’est plus des idées qui sont en jeu !
Ce sont des biens tangibles !… nos pocessions sont convoitées… Et après….
Rien !!!!!!!
Oui mais bon, Charles ! Le coût de la vie n’est pas celui du début des années 2000. Logement, électricité, gaz, eau, assurances, mutuelles, impôts, bagnole apte à passer haut la main le contrôle technique… à moins de 2000 balles, pas facile de s’en sortir et encore, pas dans une grande ville et moins encore dans la capitale.
Il y a aussi les cursus propre à favoriser des traversées du désert, les filières survendues qui garantissent les galères, et celles que l’on occulte avec des œillères mais qui garantissent du taf payant à condition de savoir opter pour le bleu plutôt que le pack chemise-cravate.
Dans mon entourage; des jeunes entre 20 et 30 ans employés dans une PME de BTP. Salaire de départ : 2000 € nets. L’un des chefs de chantier (l’entreprise en compte deux) a moins de 30 ans, un Italien qui assure : 3000 nets.
L’entreprise se cherche désespérément un mécano camions et engins de chantier. L’actuel est à quelques mois de la retraite. On est dans un département à l’écart, certes au soleil mais sans les attraits de la côte. Pour le moment, zéro candidature fiable.
Pas grand chose à voir avec le capitalisme, certes. La seule approche qu’on en a ici, c’est la crise du logement qui sévit comme partout ailleurs. Il doit bien y avoir quelques bobos actionnaires, mais dans l’ensemble, l’idéologie qui domine est plutôt à gauche. Question de moyens. Le capitalisme est aussi une question de moyens, mais de très gros moyens.
Bah quelle rigolade, je les vois ces jeunes zombies de la génération. Z….
Il y a des sous pour l’alcool, les mac do livrés à domicile , le shit et plus, un portable haut de gamme, des vacances même quand on n’a pas de job stable, etc….
Bref question de priorité.
Je suis ingénieur de grande école mais les 5 premiers années j’ai remboursé mon emprunt études, mon emprunt pour une voiture et mon emprunt pour du mobilier de base… je n’en suis pas mort.
Ma résidence principale a 45 ans… pas avant.
Bref ce sont des couins-couins car comme je dis avec de l’humour grinçant ce sont les rejetons dégénérés de la troisième génération issue de 68!
La seconde elle nous fout la merde au gouvernement et à la tête des entreprises…. Des fantômes ignares .
Bref chacun sa voie. La survie c’est pour les plus forts… et il y en a encore même si ps beaucoup….
Ce qui s est perdu c est le sens de la discipline qui permet de réaliser des objectifs de moyen et long terme. Les jeunes carburent a l envie, se satisfaire rapidement, sauf que construire sa réussite c est l oeuvre de plusieurs dizaines d annees
Quand je suis sorti de Centrale Paris avec mon diplôme d’ingénieur en 1988 , j’ai fait un an de thèse puis ai été recruté par EDF, mais le médecin du travail a fait annuler mon recrutement parce que , dans un accès de franchise, je lui avais déclaré absorber de la chlorpromazine depuis 1986 en croyant être protégé par le « secret médical » .
J’ai donc ensuite passé un concours pour france-télécom qui n’a pas pu annuler ce dernier, quand j’ai passé un mois à l’hosto pendant le stage, parce que j’ai réussi tous les examens jusqu’à ma titularisation.
J’ai donc encaissé un salaire bien inférieur à celui que je briguais en 1983 quand j’ai décidé de faire maths-sup .
Cependant, j’ai vite constaté que j’épargnais 40% de ce salaire et payais 10% d’impôts : il m’a donc fallu 5 ans pour devenir réellement propriétaire de ma résidence principale.
Comme en 2004 france télécom me proposais le poste de répondeur au 12, dans le cadre d’une politique d’incitation à la dépression, dépression contre laquelle j’avais appris à lutter tout en étant protégé par le traitement de cheval auquel je m’étais habitué, j’ai renoncé à tout effort professionnel et ai fait valoir ma situation de « fou » pour obtenir une retraite anticipée en 2009 avec 50% de mon salaire, au moment où paraissait le livre « Orange stressée ».
N’ayant plus de contrainte horaire, ni d’obligation de déplacement pendulaire domicile-travail j’ai pu vendre mon auto que j’ai remplacée par un vélo.
Sans loyer, sans crédit logement et sans frais liés à l’ entretien d’une automobile , je me suis rendu compte que dans cette situation , un SMIC suffit très largement à un célibataire sans charges de famille, et que le temps libre permet de faire de belles rencontres qui embellissent gratuitement la vie.
Vu que le SMIC est très facile à obtenir , un célibataire suffisamment doté n’a aucun effort à faire pour naviguer entre SMIC, chômage, stages,il peut rester cool en priorisant l’agrément de sa vie personnelle et amicale, puisque il sait qu’il retrouvera toujours au moins ce niveau de revenu.
Comme la faillite actuelle de la « start-up nation » le prouve ceux qui se lancent dans des entreprises risquées font souvent de lourds et inutiles sacrifices, alors que les épicuriens adeptes de la décroissance se retrouvent in fine mieux dotés et plus épanouis.
La génération Z s’en rend bien compte et préfère la poursuite de son bonheur à d’inutiles sacrifices se ramenant actuellement à « travailler plus pour bombarder plus ».
Pour illustrer le propos il suffit de regarder en replay l’émission Capital sur M6 de dimanche, je pense que les reportages se suivent et se ressemblent, des jeunes malgré des salaires alléchant lors de visite d’usine font la moue, des cadres urbains qui quittent leurs travail pour avoir une vie « saine « avec une qualité de vie plus agréable et des horaires adaptés, merci France Travail pour l’accompagnement et le parachute en cas de dépôt de bilan, ext, le pire est que tout ses patrons qui ont des commandes, qui forment des jeunes à la compétence sur des postes de travail plutôt bien rémunéré ne trouvent pas chaussure à leurs pieds, sérieusement c’est pas à la société de payer les repas de ses pseudos étudiants que l’ont va aller de l’avant.
Perso,Charles je suis arrivé à Paris avec 15 jours de travail et 2 sacs le 6 Février 1986, je dormais dans un hôtel miteux en face de la prison de Fresne,après 40 ans malgré des salaires dans le commerce pas extraordinaire, j’ai travailler et je suis devenu propriétaire, dans des banlieues cossues et j’ai pas eu l’impression d’être déclassé et misérable, tout ça pour illustrer mon expérience personnelle est que l’ont apprécie ce que l’on construit pas a pas sans s’écarter d’un objectif défini lorsque l’on met un pied dans le monde du travail, autrement cela s’appelle le collectivisme et je pense que nos chers enfants n’aimeront vraiment pas ce mode de vie qu’ils appellent de leurs vœux, qui est l’inverse d’une société consumériste et libertaire..
@Geppetto : « Bezmenov définira 4 étapes se déroulant selon un calendrier précis et balisé, parfois sur plusieurs décennies, afin de subvertir les foules pour mieux les asservir : démoralisation, déstabilisation, crise, et normalisation. » :
Toutes les idéologies s’implantent de la même façon dans les esprits. Même principe. La propagande n’est pas une science exacte mais ses prémisses et son fonctionnement varient peu au fil du temps. Ce sont les moyens qui évoluent.
On nous a fourgué l’Europe via ce processus, puis la mondialisation heureuse, puis l’ultra-libéralisme à la sauce Dallas-Tapie-Attali-Dynasty-Minc, à présent on façonne les esprits aux extrêmes dits populistes, de quelque bord qu’ils soient. Qui se rejoignent de toute façon.