C’est une dépêche Reuters qui nous apprend que “les opérateurs alternatifs d’électricité accélèrent depuis six mois leurs gains de part de marché en France et EDF perd en moyenne 100 000 clients par mois, citant le dernier bilan de l’ouverture des marchés de détail de l’énergie que la Commission de régulation de l’énergie (CRE)”.

Les fournisseurs alternatifs représentent une part de marché qui atteint désormais 17 %.

On peut s’en féliciter sur l’autel de la libre concurrence ou s’en agacer comme moi, car l’énergie a un coût, et son acheminement nécessite des infrastructures tellement coûteuses qu’en réalité, aucune entreprise, et pas même EDF, ne peut vendre de l’énergie à un prix où l’on peut se la payer.

La réalité, c’est que sans l’intervention des États, il n’y a pas d’infrastructures viables financièrement. Nous sommes donc simplement en train de privatiser les gains en attendant de devoir socialiser les pertes.

C’est d’ailleurs exactement le cas avec EDF et le démantèlement des centrales nucléaires. Personne ne sait par quel bout prendre les problèmes aussi bien techniques que financiers que pose la fin de nos centrales.

Cette histoire d’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie est une vaste fumisterie économique, doublée d’une bouffonnade politique et se terminera inévitablement par une Bérézina financière dont nous serons les payeurs et derniers ressorts.

Pathétique.

Charles SANNAT

Source Reuters via Boursorama.com

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