Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Les réformes dans notre pays sont toujours un processus itératif c’est à dire progressif.

On commence par un peu, puis encore une petite dose, puis encore un peu plus, et cette stratégie des petits pas permet à ceux qui nous dirigent de nous conduire là où ils souhaitent nous emmener même si nous n’avons pas envie d’y aller.

Surtout si nous n’avons pas envie d’y aller.

Si vous y réfléchissez bien, tous les sujets importants sont concernés par cette stratégie du changement progressif.

L’immigration ? Progressive.

L’Europe et nos abandons de souveraineté ? Progressifs.

La destruction de  l’hôpita l? Progressive et par étape.

La retraite ?

Année après année, réforme après réforme on nous recule la ligne d’arrivée. Nous sommes tous de vrais ânes essayant d’attraper une carotte qui nous pend devant le museau mais que l’on nous a attachée dans le dos. Autant dire, que nous devons tous nous préparer à l’absence de retraite. Seuls ceux qui ne marchent plus dans la croyance de la combine gouvernementale s’en sortiront.

Les autres tenteront désespérément d’attraper la carotte.

Lisez plutôt le titre de cet article du Figaro.

Pourquoi il faudrait repousser l’âge de la retraite à 68 ans

“Les cendres de la bataille sur la retraite à 64 ans sont à peine éteintes, que des économistes plaident maintenant pour reporter l’âge du départ jusqu’à 68 ans. C’est une question de démographie. À l’exception de l’Afrique, toutes les régions du monde vont voir un ralentissement de la croissance de la population en âge de travailler. « En Europe, la situation est encore plus préoccupante, avec un recul attendu de la population en âge de travailler de -0,6 % en moyenne par an d’ici 2050 », explique Ana Boata, directrice de la recherche économique d’Allianz Trade. Résultat: la population âgée de 20 à 64 ans en Europe devrait diminuer de 439 à 370 millions de personnes d’ici à 2050.

Dans une étude sur le sujet, l’assureur allemand calcule qu’un report du départ de la retraite à 68 ans permettrait à l’Europe d’étoffer la population active de 6 millions de personnes, ce qui contribuerait à maintenir la croissance de l’activité économique et, in fine, à l’équilibre des régimes de retraite. Aujourd’hui, seul un Européen sur deux âgé de 60 à 64 ans travaille encore. Il ne s’agit pas ici de plaider pour un report de l’âge légal de départ à la retraite, objet de la réforme controversée d’Emmanuel Macron. Mais, dans les pays où ce n’est pas le cas, simplement d’autoriser ceux qui souhaitent continuer à travailler à le faire, et leur donner les conditions afin que cela soit possible. En résumé, de lutter contre «l’agisme» sur le marché du travail, plaide l’étude.”

Et oui… Vous pouvez trouver cela regrettable et c’est mon cas, mais la bataille de la retraite à 64 ans, n’est pas la fin de la guerre, c’est juste une bataille dans une guerre sans fin, où l’enjeu est ni plus ni moins que la fin de l’idée de retraite.

Vous pouvez chercher toutes les justifications.

Nous expliquer que c’est à cause de la démographie et qu’il n’y a pas le choix, la réalité est totalement différente.

Nous dépensons des milliards pour payer des gens qui n’ont jamais commencé à travailler et nous refusons le repos du guerrier mérité à ceux qui ont cotisé pendant plus de 40 ans !

Alors, que ce soit démographique, ou mathématique, peu importe, cela se discute forcément et il y a toujours des alternatives possibles car c’est une question de choix.

Lorsque je dis cela, je ne le dis pas pour moi. J’ai l’immense chance de travailler du haut de mon grenier en tapant sur un clavier, une pénibilité somme toute largement supportable lorsque je vois bien d’autres fonctions. Et non, la pénibilité est bien évidemment physique mais pas que ! Encore une fois enseigner à 70 ans dans un collège classé ZEP ne me semble pas d’une facilité évidente ! L’usure psychique compte aussi.

Bref, vous l’avez compris, la retraite à 64 ans n’est pas du tout la ligne d’arrivée pour le “système”, c’est juste une étape vers la suppression de la retraite pour tous.

Alors, organisez-vous pour créer les conditions de votre liberté financière et de votre affranchissement du système productif. C’est dans ce sens là que la propriété et l’accumulation de capital, loin d’être des péchés au contraire, libèrent les hommes. L’épargne rend libre et vous permet de choisir au mieux votre bourreau à savoir votre employeur et le moment où vous pourrez cessez de trimer.

La liberté financière, votre liberté financière, n’est en aucun cas une option et le sera de moins en moins. Vous êtes entrés dans un monde où la liberté financière est une obligation sauf à vouloir vivre comme un petit hamster condamné à pédaler sans relâche pour faire tourner la petite roue de son.. patron !

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
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« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

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