Voilà le problème de toutes les grandes banques dont le modèle économique est fondamentalement presque totalement obsolète.

À l’origine, les banques faisaient de “l’intermédiation” entre l’épargne des uns pour la prêter aux autres prenant sa commission au passage. De la même façon, lorsque l’argent était “physique”, on allait le déposer ou le chercher à la banque. Il fallait des agences, des coffres, une logistique. À l’ère du tout numérique y compris pour l’argent, il n’y a plus besoin d’agence ni de livret A “papier”.

À l’ère du tout numérique, l’activité d’intermédiation peut être faite par d’autres types de plateformes comme le prouvent tous les sites de finance participative.

À l’ère du tout numérique, seuls vont survivre entre un et cinq établissements de taille mondiale, capables effectivement de maîtriser la totalité de la chaîne de valeur et les technologies de pointe. Bref, la Google Bank, l’Amazon Bank ou la Microsoft Bank ont toutes les chances d’en faire partie.

Pour les autres, la sélection naturelle risque de s’avérer redoutable.

L’ultime question est de savoir ce que feront les autorités de tutelle comme la FED de tout cela.

Charles SANNAT

La compagnie Microsoft et la Bank of America Merrill Lynch vont travailler ensemble sur un projet pour utiliser la technologie des chaînes de blocs (blockchains) dans la réalisation d’opérations financières.

La fin des cartes bancaires est-elle proche? Les compagnies ont passé un accord pour créer des logiciels sur la base de cette technologie, qui pourrait servir au-delà de la finance et « changer le monde », ambitionnent les deux géants américains.

Actuellement, la technologie des chaînes de blocs sert de base à l’émission de la crypto-monnaie Bitcoin — on crée une immense base de données qui fonctionne de manière automatisée et accessible à tous les utilisateurs. Dans le cas du Bitcoin, cette base traite les requêtes sur toutes les opérations et transactions financières, et tous les acteurs du processus peuvent les suivre.

De cette manière, on exclut pratiquement le risque de fraude, de machination financière et de toute falsification. Cette technologie peut s’appliquer aussi bien dans le secteur financier que dans d’autres domaines nécessitant le stockage et le traitement de données — les services communaux, la médecine, les services publics, etc.

De nombreuses banques et compagnies se dotent déjà de cette technologie, rejointes désormais par Microsoft et la Bank of America Merrill Lynch. En Russie, Sberbank et la Banque centrale intègrent également la technologie des chaînes de blocs.

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