Que veut dire cet article ?

Qu’une bataille diplomatique monumentale s’est engagée entre la Chine et la Russie pour tenter de détacher du camps américain le Japon, allié de longue date des États-Unis, ou plutôt pays inféodé aux Américains depuis la défaite nippone de 1945.

Même logique avec l’Europe et l’Inde.

L’idée ?

La route de la soie !

Mais la route de la soie, c’est quoi ?

C’est un continent eurasiatique, autonome en matières premières, en industries, en production alimentaire ou encore en énergie allant de Brest… à Tokyo, en passant par Pékin ou Moscou.

Le continent eurasiatique c’est l’essentiel des habitants de la planète, c’est la plus grande surface terrestre et, de manière générale, c’est une puissance renvoyant les États-Unis au rang de puissance du tiers-monde.

L’objectif est ambitieux, mais l’atteindre signifierait sans ambiguïté mettre fin à l’hégémonie américaine.

Ce pourrait être pas mal.

Charles SANNAT

Le dialogue économique sino-japonais a repris après une pause de 8 ans dans un contexte d’amélioration des rapports bilatéraux. Les parties sont parvenues à un consensus sur de nombreux points, ce qui renforce le potentiel de Pékin et de Tokyo dans la guerre commerciale déclenchée par Washington, ont indiqué à Sputnik des experts chinois et russe.

Les résultats du dialogue économique sino-japonais de haut niveau qui s’est tenu le 16 avril à Tokyo ont dépassé toutes les attentes, a estimé le directeur de l’Institut de l’économie mondiale et du développement de l’Académie chinoise des problèmes internationaux contemporains, Jiang Yuechun, dans un entretien accordé à Sputnik.

« Dans l’économie mondiale d’aujourd’hui, on observe deux tendances majeures, que sont la mondialisation et l’antimondialisation encouragée par le protectionnisme de Trump et ses démarches en ce sens », a constaté l’interlocuteur de l’agence.

Et d’ajouter que, pour résister à cette tendance au protectionnisme, la Chine et le Japon étaient convenus de défendre le système de commerce multilatéral et les principes de libre-échange.

Pékin et Tokyo sont par ailleurs d’accord pour accélérer les négociations sur le Partenariat économique régional global (RCEP), projet d’accord de libre-échange entre 16 pays autour de l’océan Pacifique qui rivalise en quelque sorte avec le Partenariat transpacifique (TPP).

« Le désir du Japon d’accélérer au maximum conjointement avec la Chine l’achèvement des négociations sur le RCEP a sans doute surgi après le retrait des États-Unis du TPP à l’initiative de Trump », a supposé une autre interlocutrice de Sputnik, Ekaterina Arapova, de l’Institut des relations internationales de Moscou.

Selon cette dernière, la volonté conjointe de la Chine et du Japon de participer à des zones de libre-échange de divers formats, y compris dans le format tripartite Pékin-Tokyo-Séoul, contribue au renforcement de l’intégration économique en Asie-Pacifique.

« Et cela conforte à son tour le potentiel tant de la Chine que du Japon dans leur face-à-face commercial avec les États-Unis », a résumé Mme Arapova.

Les observateurs constatent que les représentants chinois intensifient ces derniers temps des consultations avec leurs partenaires dans les pays potentiellement affectés par la guerre commerciale déclenchée par les États-Unis contre la Chine. Reuters a notamment annoncé le 17 avril que Fu Ziying, du ministère chinois du Commerce, avait mené toute une série de négociations avec les ambassadeurs de plusieurs pays de l’Union européenne.

L’Inde pourrait elle aussi y devenir un partenaire naturel de la Chine. Une source au sein de la Fédération indienne des Chambres de commerce et d’industrie (FICCI) a déclaré à Sputnik qu’à l’instar de l’UE et de la Chine, l’Inde s’appliquerait elle aussi à obtenir des compensations américaines dans le cadre de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) pour le manque à gagner après l’introduction par États-Unis des taxes à l’importation d’acier et d’aluminium.

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