Voilà le prochain coup médiatique de notre président béat pour qui la France va mieux : le Tafta. Il va le refuser… Enfin le refuser, non, parce que si les Américains veulent que la France signe ce traité, qui est particulièrement souhaité par l’Allemagne, il y a peu d’espoir que sa majesté des mouches Hollande ose s’y opposer plus qu’en négociant un délai d’ordre politique.

Hollande va donc afficher sa force et sa détermination idéalement jusqu’à sa « réélection » à laquelle il croit toujours. Avec un peu de chance, nous allons donc gagner au mieux un délai d’un an avant que ce traité ne vienne laminer nos modes de fonctionnement, nos normes et nos habitudes et nous soumette au totalitarisme marchand le plus violent.

En attendant, « Manuel Valls a averti mardi que le projet de traité de libre-échange transatlantique (Tafta ou TTIP) « ne pourra pas aboutir » s’il ne garantit pas le maintien du « niveau d’exigence » de la France en matière de santé et d’environnement.

« Je veux être très clair : il ne pourra pas aboutir s’il n’apporte pas les garanties que le niveau d’exigence que nous avons en France pour la santé et l’environnement de nos concitoyens sera maintenu », a déclaré M. Valls mardi lors de son discours de clôture de la Conférence environnementale à Paris. « Aujourd’hui nous sommes trop loin du compte », a-t-il estimé. »

Le secrétaire d’État au Commerce extérieur Matthias Fekl, qui suit les négociations pour la France, avait jugé que la possibilité de conclure un accord « s’éloign(ait) », mardi matin sur RTL.

En gros, le problème ce n’est pas le report de cet accord mais bien le rapport de force. Or la France, seule et isolée, ne pourra pas s’opposer ou difficilement à une Allemagne sûre d’elle-même et de son leadership économique européen ainsi qu’à une Amérique dominatrice et bien peu sympathique.

Charles SANNAT

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