En France, les récoltes sont mauvaises, la qualité est mauvaise et si d’habitude lorsque les récoltes sont mauvaises les prix sont en hausse, les quantités et la qualité du blé russe pèsent considérablement (et comme annoncé) sur les cours internationaux et donc sur les cours en France.

Il y a peu de chance que les choses s’inversent pour cette récolte, et j’invite nos amis agriculteurs à faire attention également pour l’année prochaine car la Russie se sert de l’arme du blé pour peser dans les décisions européennes à son égard, et j’attire l’attention aussi sur le fait que lorsque l’on défiscalise en achetant du matériel agricole, certes on déduit… mais généralement on dépense nettement plus que l’économie d’impôt générée… Donc ce n’est pas le moment d’investir !

Charles SANNAT

Grâce à des récoltes inédites, la Russie a des chances de devenir pour la première fois le plus grand exportateur de blé, écartant de l’avant-scène de ce marché l’Union européenne et les États-Unis. Cette année, la Russie récoltera environ 70 millions de tonnes de blé.

Ces récoltes record permettront au pays d’en vendre sur les marchés extérieurs près de 30 millions de tonnes, devançant ainsi tous les autres concurrents, rapporte le journal Financial Times.  « Les récoltes sont vraiment impressionnantes », estime Amy Reynolds, économiste au sein du Conseil international des céréales.

La région de la mer Noire, où l’État russe est le plus grand exportateur, a toujours eu du poids sur le marché international du blé. Actuellement, son importance continue à croître, beaucoup de pays africains et des pays du Golfe renonçant aux livraisons américaines et australiennes, ajoute l’auteur de l’article.

La Russie dépasse les États-Unis en termes d’exportations de blé. Outre les récoltes, la baisse des prix sur le transport de fret favorise Moscou, indique la source. Grâce à ce facteur, des pays tels que l’Afrique du Sud et le Mexique pourraient passer aux céréales russes.

D’ailleurs, les concurrents de la Russie ne sont pas à envier. Leader de l’année 2015, l’Union européenne a cédé ses positions suite à une brusque baisse du volume de production en France. Quant aux fermiers américains, ces dernières années, ils n’ont pas cessé de perdre leurs positions sur le marché du blé, conclut l’auteur de l’article.

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