Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Lorsque je vois ce genre de remarques concernant les « vieux » contre les « jeunes » et ces derniers, les jeunes qui se plaignent de leur triste condition de jeune, je pense qu’il faut vraiment sortir de cette opposition stérile qui occulte les vrais sujets et l’un des vrais sujets est évidemment l’implication des jeunes dans le travail, mais pas uniquement, dans leur vie même, dans leurs projets de vie même et là, effectivement la différence générationnelle est très importante, mais surtout très problématique.
Vous allez voir, il ne s’agit en aucun cas d’un réquisitoire contre les jeunes, mais au contraire d’une réflexion qui me semble importante pour prendre de la hauteur également avec bienveillance car, tout vieux a été jeune et tout jeune, nous lui souhaitons, deviendra vieux !
La prochaine fois que vos parents/grand-parents partent en mode « vous gngn alors que nous gngn » voici les informations nécessaires pour les remettre à leur place. pic.twitter.com/QBhBMPMv4K
— Radio Chad (@RadioChadFr) January 21, 2026
Etre jeune c’est toujours difficile !
Etre jeune c’est toujours difficile.
Démarrer dans la vie c’est toujours difficile et rien n’était plus facile pour les jeunes d’hier que pour les jeunes d’aujourd’hui.
Il faut se trouver, trouver son chemin il faut s’appaiser et régler ses problemes familiaux.
Il faut « grandir », devenir adulte pleinement, s’assumer, apprendre à ne plus se mentir, à se dépasser, que nos actes ont des conséquences que ce soit des actes, des abandons ou des renoncements.
Être jeune a toujours été et sera toujours difficile.
Se rassurer en se comparant n’est pas une bonne idée
« Quand je me regarde, je me désole; quand je me compare, je me console »… l’un des sujets épineux et que nos jeunes d’aujourd’hui ne veulent plus se regarder parce que nous leur avons, nous les adultes, mentis toute leur vie. Sur leur note, sur le « harcèlement », sur leur niveau et leur capacité, sur le fait qu’il pouvait avoir des plans spéciaux et tous des petits passe-droit des PAP, des PAP, des PUP et autres aides de ce genre, mais à un moment, il faut savoir se regarder et s’accepter tel que nous sommes avec ce qu’il y a de bien et de moins bien, il nous faut capitaliser sur le bien et tenter dans notre chemin de vie d’améliorer au mieux le moins bien. Ne pas apprendre cela à nos enfants c’est les envoyer dans le mur et c’est globalement ce que nous faisons collectivement.
Alors, pour se rassurer, ils se « comparent » et c’est la faute aux vieux !
Je concède volontiers un point, la pression des cotisations sociales est telle sur les salaires pour payer les retraites avec de l’argent que nous n’avons pas, que non seulement nous diminuons les salaires de ceux qui travaillent par les hausses de cotisation, mais comme en plus cela ne suffit pas, nous augmentons la dette. Mais en réalité ce n’est pas cela qui rend notre jeunesse triste, dépressive et désabusée.
Ils se comparent en expliquant que « nous » quand nous étions jeunes c’était différent… c’est vrai. Pour un jeune homosexuel de 18 ans c’était très différent et le rejet bien plus grand. Pour un jeune issu de l’immigration aussi c’était très différent. D’ailleurs pour un jeune issu de banlieue c’était aussi très différent et encore plus difficile qu’aujourd’hui. Vous n’avez même pas idée de ce qu’a pu entendre ma femme qui venait de la Fac de Villetaneuse dans le 93.
En réalité, jamais les jeunes n’ont été aussi protégés et couvés que maintenant y compris au travail et dans les entreprises ! Ils ont même des baby-foot ou des formations en gestion des émotions… je ne vous parle même pas des entreprises qui doivent les former à avoir une conversation téléphonique parce qu’ils ne savent plus se parler… ils se parlent par « vocaux » interposés comprenez par là par message sur répondeur…
Ils se comparent et pensent que nous avions de « gros salaires »… mais pas du tout. Nos salaires étaient faibles, et surtout, il y avait un terrible chômage des jeunes lorsque nous sommes sortis de nos études. La moitié de mes camarades est partie vendre des big mac à Londres ou servir des bières pour au moins apprendre l’anglais parce que nous ne trouvions de pas de travail en France. C’était l’époque de la récession des années 90 liée à la réunification allemande.
La qualité des logements n’avait rien à voir. On vous explique que l’immobilier était moins cher, ce qui est vrai, mais nous logions dans ce qui serait aujourd’hui considéré comme des taudis insalubres. Les voitures n’avaient pas la clim ni la direction assistée mais on en trouvait pour 10 000 francs c’est vrai comme ma première Twingo.
Il n’était pas plus facile hier qu’aujourd’hui de trouver un poste et de le garder. Le CDI se faisait très rare.
Et puis quand on est jeune on ne fait pas toujours le bon choix, on pense que l’herbe est plus verte ailleurs, on a du mal à se projeter, à savoir ce que l’on veut vraiment faire et ce que l’on aime. Les boulots n’avaient pas plus ou pas moins de sens hier qu’aujourd’hui.
Laisser croire que c’était plus facile avant est un immense mensonge et je ne mens jamais. Je peux me tromper, mais le mensonge lui, ne fait pas partie de mon logiciel intellectuel.
Alors qu’est-ce qui a changé ?
Les mensonges je vous l’ai dit qu’on raconte à nos enfants depuis leur plus tendre enfance. Ils sont tous géniaux, quand ça ne va pas c’est les autres qui sont méchants, dès qu’on leur dit non, c’est du harcèlement, quand ils ont des difficultés c’est parce qu’ils sont « dys » quelque chose ou hyperactif etc… Il leur faut des aménagements… mais la vie, elle ne ménage personne.
La drogue, qui est prise par maintenant une majorité de jeunes et ces drogues douces (enfin dites douces) qui ont une teneur en principes actifs plus élevée de 80 % en quelques années grillent leur cerveaux et tuent leurs envies de vie.
L’anxiété climatique qui les rend a-quoi-boniste… à quoi bon faire des projets nous allons tous mourir demain dans d’horribles souffrances climatiques.
Vous avez aussi le poids des technologies et des réseaux sociaux qui les coupent d’une certaine manière de la réalité et de sa dureté.
Vous avez aussi le socialisme français qui fait croire que tout le monde doit tout avoir, que les inégalités c’est moche alors que c’est souhaitable (sinon aucune diversité ni liberté) que tout est gratuit, et que la responsabilité individuelle est un truc de fasciste.
A ces facteurs vous pouvez rajouter ceux inhérents à tous les jeunes d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
Oui, se trouver est difficile.
Démarrer dans la vie sans rien est difficile, mais c’est le socialisme français qui leur fait croire qu’ils devraient commencer par l’arrivée…
Nous démarrons sans rien.
Nous accumulons de l’expérience, du capital, et du savoir.
Nous terminons nettement plus riches à la fin qu’au début… c’est normal. C’est le sens de la vie.
Les premières années cette accumulation est terriblement lente, très frustrante. Les salaires montent peu. On nous disait d’ailleurs, « si t’es pas content tu n’as qu’à aller ailleurs ». On nous disait « ton salaire c’est ton augmentation ». On nous disait… « tu es payé pour faire ton travail, avoir fait ton travail ne mérite pas une augmentation ». Hier, il n’y avait ni 35 heures, ni RTT, ni loi contre le harcèlement, vous pouviez même fumer dans le nez de votre voisin toute la journée, et quand c’était le chef, vous vous la fermiez, vous n’aviez pas de congé paternité et je vous en passe.
Etre jeune c’est être pauvre.
Etre jeunes parents, c’est tirer la couenne et ne pas rouler sur l’or.
Hier, comme aujourd’hui et comme demain.
Etre jeune c’est être pauvre et la réalité c’est que les jeunes d’aujourd’hui ne supportent pas, ne supportent plus l’idée qu’il serait normal qu’ils soient pauvres et vivent pauvrement.
La réalité c’est qu’ils voudraient vivre sensiblement comme leurs parents. Mais c’est un mensonge et une illusion.
Etre jeune, c’est être pauvre.
Ceux qui ne comprennent pas cela se condamnent à la frustration et à être malheureux sans avancer dans la vie.
Comprenez moi bien, ce n’est pas moi qui les condamne… c’est eux-mêmes qui se condamnent en refusant de comprendre que l’on ne peut pas avoir en début de vie ce que l’on met par définition une vie entière à construire et à bâtir avec plus ou moins de réussite et de difficultés.
Alors à tous les jeunes qui liront ces lignes, avancez, amusez-vous, créez, entreprenez, soyez passionnés, faites ce que vous aimez, mettez de côté, vivez d’amour et d’eau fraîche, la vie est belle, elle est courte, et vous réussirez si vous mettez les choses dans le bon sens dès le départ !
Alors oui, être jeune c’est être pauvre et donc c’est « travaille, famine, pâtes et riz » presque tous les jours, sinon essayez les patates au beurre c’est excellent et Dieu sait que nous en avons mangé avec ma femme.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
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« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)
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Le rôle des parents et de l’éducation est essentiel, si beaucoup de parents n’étaient pas des crétins patentés, des handicapas mentaux, des incultes, des irresponsables, il y aurait moins de dégâts dans la jeunesse, les jeunes reproduisent ce qu’ils ont eu sous les yeux, ne pas s’étonner du nombre de camés, d’immatures, de voyous, de parasites qui sont plus une galère pour les autres qu’une richesse.
Je suis d’accord sur la stérilité de l’opposition entre génération, comme si les individus étaient responsables de la tendance de leur époque.
Néanmoins la grosse différence est sur le coût du logement.
Etudiant à la fin des années 90 dans une des 5 grandes villes française, j’avais un job qui me rapportait 2500 fr. Ma copine idem. Nous habitions dans joli duplex en centre-ville. Le loyer était de 1200 fr. Le reste à vivre pour une vie étudiante était incroyable.
A la fin de mes études je trouve un vrai boulot à Bac+4 à 1280 euros…mais à Paris. Le loyer flirte les 600 euros dans un quartier proche de la Porte de Saint-Ouen. Je me suis demandé si cela valait la peine de travailler.
Et le coût du logement est un souci pour les jeunes et leurs parents. Sans compter que beaucoup d’études sont proposées à des prix exorbitants.
Ces dépenses contraintes sont stériles pour le déploiement de la vie et économiquement parlant.
A fuera les logements chers.
Dans les années 70 c’était guère mieux, on faisait des petites études car nos parents. n’avaient pas les moyens, nous n’étions pas des enfants d’etrangers à qui on offrait leurs études dans de grandes écoles.
Nous passions nos vacances à travailler en usine à partir de 14 ans et parfois 13 ans en trichant en faisant 70h par semaine à la chaîne.
C’était un luxe d’avoir un vélo pour nous y rendre.
Notre jeunesse s’est envolée très vite, oui peut être nous n’avons pas voulu reproduire cela à nos enfants ?
Toujours est il que nous faisons l’objet actuellement de critiques de certains, comme cet auto entrepreneur de 40 ans qui travaille le minimum pour obtenir des aides et avoir une couverture sociale et qui vous taxe de riches alors que vous n’avez que le fruit de votre travail de toute une vie.
A vouloir faire le mieux on fait le mal cela vaut pour les parents comme pour l’état.
En arrosant trop une plante elle finit par pourrir !!
Effectivement il ne faut pas opposer les jeunes au vieux..
Ça ne sert vraiment à rien.. Sauf arranger certains de nos chers politiques pour taxer encore plus une ou l’autre catégorie.
Ça a toujours été difficile de démarrer dans la vie.. Mais ce que je pense, les jeunes comprennent très bien ce qu’il se passe et n’arrive plus à se projeter..
Ils veulent profiter du moment présent et plus s’investir comme les vieux à sacrifier les vacances, les weekends, etc .. les quelques euros qu’ils leurs restes..
Ils veulent profiter..
Ils ont bien compris que les politiques de toute façon se serviront de leur travail, leur sueur pour continuer à vivre grassement sur leur compte…
A gagner des fortunes sur le compte de celles et ceux qui bossent…
Pour toujours insiter à valoriser par des aides ceux qui profitent du travail des autres…
Pour résumer.. Pauvre France.. A pleurer…
très bien vu et nous sommes nombreux à pouvoir en dire de même parce que c’est du vécu.
Certes on peut vouloir que les conditions de vie s’améliorent pour tous mais avoir « tout pour rien » ça n’a jamais marché! nulle part!
Moi, c’était du lait chaud et des bouts de pain dans le bol !
Un vrai régal quand j’y repense…
Pour une fois pas d’accord Charles! Lorsque les jeunes se plaignent (et à mon sens ils ont raison) ça n’est pas en comparant la génération de leur parents ( dont je fais partie) à la leur car en 90 tout avait déjà basculé défavorablement… non ils comparent leur vie avec celle de la génération des boomers, et là il y a beauuuucoup à dire!! Des nantis, des gâtés et une mentalité extrêmement égocentrique et très critiquable! Et j’en parle en connaissance de cause!
Non c’est beaucoup plus difficile !
On ne parle pas de la génération des 25 ans dans les 90’s, mais de ceux qui ont et à travailler dans les 60’s ou 70’s.
Rien que pour comparer avec les années 80 ou 90 que j’ai bien connu, notre monnaie (franc puis euro) s’est effondrée. Les prix ont été multipliés par 2 ou 3 sur les biens de consommation courante (pain, viande, fruits et légumes, épicerie etc etc…).
Le logement a explosé, ce qui coûtait 600.000 francs en 96, coute aujourd’hui quelque chose comme 300.000 euros (2.000.000 de frcs). en Ile de France.
Le prix de l’essence a explosé.
Le prix de l’electricité et du gaz a explosé.
Les impôts et taxes ont augmenté.
Les salaires eux n’ont pas trop augmenté, en tous les cas ils sont loin d’avoir doublé…
Donc oui c’est plus dur.
Juste pour remettre les pendules à l’heure; quand j’avais 20 ans il n’y avait pas de chauffage central, l’eau « courante » se trouvait au puits, l’electricité permettait juste de fournir la lumiere, les courses se faisaient en velo (solex pour les riches), le telephone etait un rêve, etc….
L’injonction de George Washington :
« aucune génération n’a le droit de s’endetter au-delà de ce qu’elle peut rembourser au cours de son existence »
et là la monnaie garde sa valeur …et les actifs garderaient leur pouvoir d’achat…et pas de dette abyssale !
…et sur ce thème on doit dire « c’était mieux avant »…
R/A
je l’ai imprimé tellement,il me semble réaliste!
Ben non désolé c’est plus difficile aujourd’hui d’être jeune. Les 30 glorieuses c’est fini et les soixante-huitards fumaient de la moquette. Alors !!Quant aux 35 heures ça date des années 80 et les vieux comme moi en ont profité. Ce n’est pas qu’ une question du nombre d ‘heures mais l’intensification du travail depuis les années 2010 n’est pas un leurre. Aujourdh’ui on laisse sa peau au travail tellement il est déshumanisant.
Charles, tout ce que vous dites est vrai et il faut apprendre à apprécier le peu qu’on possède et avoir la confiance dans l’avenir. Mais pour commencer, il faut aller voter massivement et utilement avant de récriminer.
Charles , je suis d’accord avec vous sur quasiment tout , sauf que …
De parents nés avant guerre , j’ai été élevé avec la notion d’effort mais dans un environnement globalement en paix , avec un avenir , avec des emplois , des entreprises , une école qui permettait de s’élever .
Ceux d’aujourd’hui sont « éduqués » dans le mensonge de leur niveau , dans un monde en guerre(s) , désindustrialisé , marxiste , ruiné , IA-isé , …
Alors et cela ne remet pas en cause votre propos , mais qu’ils partent avec moins de notion d’avenir heureux que j’ai pu en avoir , probablement .
Excellent article !
Tellement vrai.
Si cruel.
non cela était mieux avant
tu était mauvais a l’école on te dirigeais vers un cap qui n’existe plus ou un BEP et tu trouvais du boulot tout de suite maintenant ils veulent tous être ingénieur on ne trouve plus d’apprentis dans tout les travaux manuel (boulanger couvreur plombier etc..
Les jeunes savent mieux que les anciens, que l’ avenir va être pauvre en travail humain et que leur position sociale future est imprévisible : les milliardaires drogués n’ ont plus besoin de l’ homme !!!
On peut être « âgé » tout en ayant un état d’esprit « jeune », tout en conservant une belle condition physique.
Etre « vieux » n’est pas une question d’âge, et n’est pas opposé au terme « jeune ».
Et surtout, mieux vaut ne pas se qualifier de « vieux » quand on prend de l’âge, cela nous enferme et nous conduit à être moins dynamique. Cela devient en quelque sorte prophétie auto-réalisatrice.
Définitivement, je connais des personnes de de plus de 80 ans, qui sont âgées, et jeunes
Bonjour Mr Sannat,j’ai votre âge et à mon avis ce que vous décrivez n’est pas spécifique aux jeunes , mais à toutes les générations actuelles.Je ne compte plus le nombre de boomers qui se plaignent constamment toute la journée de leur situation, alors que leurs parents et grands-parents au même âge(quand ils étaient en vie…) avait des conditions bien plus dégradées qu’eux. C’est notre société trop facile qui nous as tous rendu faible et pleurnichard,jeunes comme vieux .
Mon cher Charles, vous êtes suffisamment averti pour savoir que toutes ces pseudo-études comparatives sont des « flares », ces fusées anti-missiles sensées dérouter l’auto guidage.
Tout cela contribue à entretenir un détestable climat d’envie révolutionnaire, celui que la France aime tant, pour aboutir au vol généralisé des uns au profit -très éphémère- des autres.
Ceux qui ont compris cela, jeunes ou vieux, ont pris leurs dispositions pour « passer à l’ouest » comme on disait à l’époque.
En province, hors zone touristique, dans une ville moyenne dynamique et un quartier pavillonnaire, le prix d’une maison mitoyenne est d’environ 11 ans de salaire annuel au SMIC.
Un T3 dans une quartier modeste de cette même ville coûte moins de 5 années de salaire annuel au SMIC.
D’où vient ce chiffre de 23 ans de salaire annuel ?
Si l’immobilier est trop cher là où ils vivent, les jeunes ne feraient-ils pas mieux de déménager vers des villes moins touristiques où le prix de l’immobilier est raisonnable ?
Et simplement dire à une personne de 70 ans si tu en avais 20 ou 30 aujourd’hui, que ferais tu, qui serais tu? Vraiment ?
Se relier s’aider et se réconcilier en communiquant déjà est un pas et un impact énormes
La jeunesse a un capital extraordinaire dont ils n’ ont pas conscience : avoir la vie devant soi… et vouloir en faire quelque chose !
Le prix du logement (à l’achat) était exactement le même en 1980 que maintenant pour peu qu’on y inclue les taux hypothécaires de l’époque et la durée moyenne des emprunts.
Oui le prix de base a été démultiplié, mais à l’époque c’était 15% le taux d’intérêt.
Au final, quand on simule salaire moyen/taux/prix moyen, durées moyennes de l’époque et de maintenant, on arrive dans les 2 cas à 12 ans de salaire pour rembourser.
Pure je n’arrête pas de répéter ça quand les gens se plaignent. Rho la vie est dure etc etc, je crois qu’il ont oublier que les grand parents on était sous occupation et ils ont jamais fait au tant de gosse
Il y a temps pour tout dans la vie, et de toute façon on sera tous vieux un jour
La jeunesse c’est l’apprentissage, les aventures, la possibilité d’essayer plein de choses, de visiter le monde, etc …. Sans bagages, sans obligations, libre comme l’air
Seulement certains jeunes sont déjà vieux à 20 ans et pensent a leur retraite
Tampis pour eux…… Ce qu’ils ratent ils ne le rattraperont jamais
C est vraiment juste. On accuse « les vieux » d en avoir trop et plus que les jeunes mais c est le fruit d une vie de travail. Il faut leur apprendre la patience et le goût de construire eux mêmes leur vie. Merci pour cet article.
Il me semble que le jugement des jeunes n’est pas envers les vieux que vous êtes mais envers les soixante huitards qui eux ont renversé la table pour prendre le pouvoir contre les vieux d’alors et qui aujourd’hui sont les vieux d’aujourd’hui et vont à l’encontre de leur propre logiciel…
Ils ont les bonnes places et ne veulent pas les rendre aux jeunes contrairement à ce qui c’est passé quand eux était jeunes …
Ces soixante huitards ont eu les années les plus clémentes nés en 1950 bénéficiés tout le début de leur vie des 30 glorieuses, ont renversé la table pris les postes.
Puis la crise de toutes les crises créée par les usa et en accord avec les eau…
1ier Choc pétrolier est survenu qui depuis ne nous a jamais permis de sortir de cette période de crise perpétuelle, et qui fait que tout devient inexorablement de plus en plus compliqué à chaque génération…
Les soixante huitards ont acheté leur RP leur résidence secondaire ont pollué la planète ont fait n’importequoi n’avaient pas le sida, le travail facile (suffit de demander a n’importe quel vieux de plus de 65 ans) bref la vie facile…
Ils ont vidé les caisses et maintenant nous demandent de travailler sans être payé pour les rémunérer à la retraite et payer leur dette …
Donc il est normal d’avoir un ressentiment envers des gens qui n’ont pas connu la guerre, brûlé la chandelle par les deux bout mis le pays en faillite et nous demandent de payer maintenant pour leur dette et leur retraite …
Alors qu’en plus ce sont eux qui ont le patrimoine…
Un jeune d’aujourd’hui doit donc payer la dette, payer la retraite de personne qui ont en partie crée cette dette tout cela sans pouvoir accéder à la propriété parce qu’ils payent pour les retraités qui eux en plus d’avoir fait la dette et de demander qu’on paye leur retraite, ont le patrimoine que les jeunes dans leur grande majorité n’auront jamais ou alors en fin de vie par héritage quand cela ne sert plus à rien…
C’est comme demander à un serf de travailler pour payer le repas du propriétaire… Parce que c’est dure d’être jeune qu’on vous dit…
Effectivement tout est normal…
Ne pas vouloir voir qu’il y a des raisons fondées à ce ressentiment issue de la désinvolture des soixante huitards c’est faire une erreur d’analyse.
Et oui vous comme moi avons vécu des années compliquées jeunes mais ce n’est parce que c’était compliqué pour nous que cela l’était pour nos parents …
Et aussi vrai que c’était dur pour nous cela le sera encore plus pour les nouveaux entrants …
Ce n’ est pas parce que c’est toujours difficile d’être jeune que cela ne le devient pas de plus en plus les années passant, les problèmes ne cessants de grossir année après année.
Un fois dit tout ceci, c’est la faute aux parents aussi si la difficulté devient accrue de façon exponentielle….
Refuser de dire non à un enfant lui donner tout ce qu’il veut parce que vous comprenez bien il ne faut pas le traumatisé…
C’est comme ça qu’on fait une génération console popcorn netflix tiktok avec en face des chinois qui eux sont des enfants élevés avec la notion du non ancré dès le plus jeune âge, et on voit bien la différence d’éducation.
Chacun sa priorité l’hédonisme ou le bien commun.
Lieu de débauche ou lieu de travail.
L’occident a choisi son camps celui des multinationales, il faut profiter de la vie consommer consommer travailler c’est chiant réfléchir c’est inutile achète un bidule inutile et ça ira mieux !
Bref il faut élargir le débat pour comprendre la complexité de la situation de nos sociétés.
« Quand j’étais jeune » …
Le réveil sonnait à 6h.
Pas de chauffage central, pas de salle de bain, pas d’eau chaude …
Une personne se lavait, nettoyait le feu à charbon et mettait feuilles de journal, petit bois, charbon et allumait.
Onmettait la bouilloire sur le feu et quand l’eau était bouillante on faisait le café.
L’odeur du café étéit le signal pour les autres de se lever.
On se débabouillait avec de l’eau froide.
On allait à l’école à vélo, par tous les temps !!!
Je ne suis pas d accord j ai 77 ans et lorsque j étais jeune ns avions une vie facile , du travail on venait nous chercher dans les écoles, la liberté de sortir puisque confiance et pas de violence autant que maintenant. Nous vivions dans l insouciance et la joie. Je détesterai être jeune maintenant vu les difficultés de la société , cette violence partout .., plus de liberté de parler de faire etc … non c est une période compliquée
On ne peut pas comparer la jeunesse d’hier et d’aujourd’hui. Hier, nous vivions dans une douce euphorie de bonheur par la concrétisation d’un bel avenir. Aujourd’hui, un jeune se sent menacé de toutes parts par le réchauffement climatique qui va le détruire, par la guerre ici ou là qui revient au galop, par l’ppauvrissement des ressources, par la désindustrialisation, la faillite des entreprises et l’augmentation du chômage ; ces menaces que les jeunes d’hier n’ont pas connus, alors oui on peut les comprendre de ne pas se projeter dans le monde de demain
Les « jeunes » héritent du monde construit par les plus « anciens », avec les plus et les moins. Rien de nouveau.
Là en ce moment, il faut avouer que l’héritage n’est pas très brillant… et ce constat n’est pas du protectionnisme ni de la bienpensance : le contexte est naze.
Est en plus, effectivement il y a le miroir aux alouettes « digital » + un abandon de certains parents qui créé un mauvais coktail.
Bonjour
Il faut aussi reconnaitre qu’ a notre époque nous avions un gros avantage celui qui travaillait était sur de s en sortir ( des ramiers il y en a eut a toutes les époques ) actuellement quand les jeunes voient leurs parents et grands parents qui ont trimé toute leur vie et a qui l on vient tout prendre pour distribuer a des gens qui débarquent en France qui n ont jamais cotisé ni travaillé et ne travailleront certainement jamais et a qui l ‘on donne tout comment voulez vous que nos jeunes soient motivés rajouté a cela la masse des fainéants aux commandes qui n ont jamais travaillé et qui se payent grassement sur notre dos
J ai 76 ans et je plaint les jeunes qui n ont plus grand chose de positif pour se projeter dans l avenir
« Les temps faciles font les hommes faibles ,les hommes faibles font les temps difficiles ,les temps difficiles font les hommes forts, les hommes forts font les temps faciles « .
J’ai gardé des fiches de paie à 45h /semaine…
….ma jeunesse fout le camp , mes rêves sont partis et ma jeunesse c’est envolée aux vents de mes incertitudes, de mes flâneries et des rails d’obligeance qu’offre la vie
Etudiante boursière à Paris années 70 (La bourse payait les frais de scolarité plus 6000 FRF par an pour vivre soient 360 euros par mois), le restau U (4 FRF) était trop cher pour moi, je mangeais 1/4 de baguette à midi (25 centimes à la boulangerie du coin), un grand bol de riz au lait (miam!) le soir. 50% de ma bourse pour le loyer d’une chambre de bonne de 6m2 au 7ème sans ascenseur, Wc à la turque sur le palier, bains-douche municipaux …
Une période très heureuse de ma vie: enfin indépendante, pas de réseaux sociaux mais plein d’amis, et la pauvreté ne me pesait pas, j’avais confiance (et à raison) en mon avenir une fois diplômée…
Moi, je ne suis pas dans ce discours réac de prétendre que c’était mieux ou pire jadis, que quand on est jeune on est là pour en ch…r, car ça ne veut pas dire que dix années, vingt années plus loin, on se sera enrichi parce qu’on en a ch…é à 20 ans. Sans quoi il n’y aurait pas de vieux pauvres, de petites retraites, or il y en a, on ne parle que des boomers prospères (qui, bien souvent, sont des héritiers de carrière, des rentiers héréditaires de la vieille bourgeoisie de province et autres propriétaires fonciers, plus que d’anciens bosseurs), mais on ne parle jamais des « petits vieux » qui vivotent entre 800 et 1100 balles de retraite, chez les femmes surtout, souvent larguées à la soixantaine ou veuves avec une petite réversion because les périodes de chômage et de jobs précaires endurés par leur moitié défunte depuis l’apparition des emplois jetables au milieu des années 80.
Jadis c’était ni mieux ni pire, c’était autre, avec pas grand chose de comparable. Le petit ouvrier était assuré de faire son chemin d’OS à OHQ, de passer de l’HLM au pavillon de banlieue, Fiston pouvait se mettre facilement à son compte nanti d’un CAP de mécano, Fifille passait un concours pour intégrer l’Administration, c’est ce que j’ai connu dans ma famille et dans les quartiers où j’ai vécu dans les années 75/80. On pouvait parler de progression dans les destins individuels. Ceux qui s’en sortaient moins bien, qui composent aujourd’hui le gros des petits retraités, c’est qu’ils étaient ou se sont retrouvés seuls à un moment de leur vie, histoires de divorces, accidents de la vie, ruptures diverses, veuvages précoces, déracinements…
Aujourd’hui, quoi que tu fasses, et quel que soit ton âge, tu stagnes. S’en sortent les rejetons de nantis et ceux qui ont intelligemment (ou par désintérêt pour les études) opté pour les filières offrant des débouchés concrets, exemple le BTP déjà évoqué dans un de mes posts précédents.
Comme évoqué plus haut, l’écueil principal que rencontrent les jeunes, et pas qu’eux, c’est les loyers, les charges incompressibles, le coût immodéré de la vie qui fait qu’on ne peut plus du tout choisir où vivre sa vie, là où il serait possible de la faire évoluer dans le bon sens. Au lieu de ça, il faut composer avec ce qui est possible là où c’est possible, et tant pis si les bassins d’emplois, les « opportunités » (élément de langage libéral) sont à 50 kilomètres !