En Écosse, les employés d’Amazon dorment sous des tentes pour pouvoir travailler

1 000 fois oui à la liberté d’entreprendre, 1 000 fois oui à la baisse des contraintes qui pèsent sur les petits et moyens patrons pour qu’ils puissent se consacrer à faire ce qu’ils savent faire, à savoir créer de la valeur. Créer de la valeur avec leurs salariés, hommes et femmes, les “ressources” dites “humaines”.

Mais la recherche du profit à tout prix n’est qu’une perversion comme toutes les autres.

Nous n’y prenons pas garde. Il n’y a pas d’alternative comme on dit. Si vous osez une critique, vous êtes un sombre communiste, et tous les gens “sérieux” savent que le communisme ne fonctionne pas. Si l’insulte “coco” ne suffit pas à vous faire taire, alors on passe au niveau supérieur : vous serez un fasciste.

Pourtant, la réalité c’est que le fascisme actuellement à l’œuvre n’est pas né de ceux que l’on dénonce comme des fachos, mais le travail de l’élite actuelle, de celle qui impose par tous les moyens son totalitarisme marchand abject.

Chez Amazon, les salariés vivent sous des tentes !

“Avoir un job et vivre comme un SDF, c’est ce que propose Amazon, entreprise dont les salaires forcent certains de ses employés écossais à dormir dans des tentes à proximité de leur lieu de travail.

En cette période de fêtes, vous avez probablement eu le réflexe de commander vos cadeaux sur Amazon, séduit par la livraison express, le paiement sécurisé et… les conditions de travail déplorables ? L’entreprise américaine est accusée (entre autres) d’exploiter ses employés du centre de Dumferline, dans la région de Fife, en Écosse, à tel point que certains d’entre eux sont obligés de dormir dans des tentes à côté du bâtiment pour assurer leurs 60 heures de travail hebdomadaire.

En cause, les salaires cassés (entre 3 et 5,7 euros/heure après les charges) qui ne permettent pas aux employés d’utiliser la navette de l’entreprise pour rentrer chez eux, rebutés par son prix prohibitif de 7,35 livres sterling par jour (8,7 euros). Un des salariés interrogés par le journal écossais The Courier confie habiter à plus d’une centaine de kilomètres du site et ne pas pouvoir couvrir cette distance deux fois par jour, les billets de train étant trop chers.”

“L’affaire n’a pas tardé à soulever l’opinion britannique et à susciter les réactions de personnalités politiques. Willie Rennie, leader des libéraux-démocrates (Lib-dem) écossais, a vivement critiqué l’entreprise américaine : “Amazon devrait avoir honte que ses salaires forcent ses employés à camper dehors au beau milieu de l’hiver pour joindre les deux bouts. Il est temps que la direction fasse une longue et profonde introspection pour changer ses pratiques.” Mais rien dans la succession de scandales de ce genre ne laisse penser qu’Amazon soit prêt à une telle remise en question.

Au contraire, les porte-parole de la boîte sont même enthousiastes sur les conditions de travail imposées à leurs employés. “Pendant le Black Friday [jour où le plus grand nombre de commandes est enregistré, ndlr], nous avons organisé des tombolas gratuites. Il faut que les employés s’amusent”, s’est ainsi réjoui Paul Ashraf, manager général des opérations pour Amazon au Royaume-Uni. Un discours paternaliste digne du XIXe siècle et à mille lieues des réalités du quotidien des entrepôts…”

L’hypocrisie du système !

Tout n’est que mensonge et hypocrisie, de la novlangue digne de 1984.

La réalité, c’est la volonté d’imposer à tous ce que Marx déjà en son temps appelait… le salaire de subsistance.

En deux siècles, rien n’a changé !

Charles SANNAT

 

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