Mes chères impertinentes, chers impertinents,
En France on appelle le crédit « revolving » le crédit « revolver » et pour cause, il mène au surendettement et si tous ceux qui l’utilisent ne terminent pas fichés à la Banque de France, tous ceux qui sont fichés à la Banque de France ont généralement eu recours à ce type de crédit.
Pourtant en France nous sommes relativement bien protégés par la législation sur les taux d’usures qui s’établissent en janvier 2026 sur les bases suivantes :
Taux d’usure prêt consommation
prêts d’un montant supérieur à 6 000 euros : 8.67 %
prêt entre 3 000 et 6 000 euros : 15.87 %
prêt de moins de 3 000 euros : 23.56 %
On parle bien ici uniquement des prêts à la consommation. Vous voyez que le taux peut aller aussi haut qu’aux Etats-Unis mais pour un montant limité à 3 000 euros, si votre crédit est supérieur à 6 000 euros alors le taux sera inférieur à 10 %.
Vous voyez aussi ici pourquoi vous avez un intérêt évident à regrouper vos petits crédits à la consommation inférieurs à 3 000 euros et très coûteux en un seul plus de deux fois moins cher.
Vous voyez aussi pourquoi vous avez intérêt à fuir ce genre de solution pour financer votre consommation.
Justement, au-delà uniquement de l’aspect financier, je pense que Donald Trump veut aussi se servir de cette mesure de limitation du taux pour réduire le recours au crédit aux Américains les plus fragiles et les forcer à moins consommer de produits made in China payés avec de l’argent qu’ils n’ont pas et qui leur coûtent une véritable fortune limitant ainsi leur pouvoir d’achat.
La dimension de changement de l’état d’esprit du peuple américain est un élément essentiel de la stratégie de Donald Trump et de tous ceux qui l’accompagnent dans cette nouvelle administration.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
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« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)
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En effet, Trump a compris que ces taux tuaient trop rapidement la petite classe moyenne, il vaut mieux les tuer plus lentement 😛
Vous avez raison Charles, les américains sont addictent à la consommation. Mon ami américain a une grosse voiture, une grosse maison, tout un tas de gadgets alors qu’il est Pinot simple flic ( Butcher simple flic?).
Et surtout un porte cartes de crédit immensément long!
Mais il faut paraître. Et il y a une telle concurrence dans ce pays où l’argent est roi. C’est plus facile pour nous que l’on critique pour jalouser (ce que je récuse) la richesse de l’autre. Vive notre culture catholique!?
Si à l’école on donnerait des leçons de vie, alors peut être ce genre de situation pourrait être évitée.
Parfois la cause peut être des accidents de vie mais la banque tient aussi pour elle une lourde responsabilité.
Les crédits à la consommation ont la vie belle par temps de disette, s’ils étaient plus encadrés alors peut être les conséquences seraient plus prévisibles.
Seulement voilà dans ce pays de désordres tout est permis.
Trump a raison, le crédit revolving est une catastrophe dans la mesure ou la personne s’enfonce de plus en plus comme la France en ce moment qui s’endette pour payer ses intérêts. Beaucoup ne veulent plus se priver et usent de la surconsommation alors qu’ils n’en ont pas les moyens … la publicité les incite à acheter toujours plus, quand on a de petits moyens il faut calculer, aller à l’essentiel, faire preuve d’ingéniosité que ce soit pour se loger ou s’habiller par exemple, heureusement, certains courageux, créatifs, intelligents trouvent des solutions pour s’adapter sans rogner un budget un peu court. Quand aux autres, souvent ils se trouvent en surendettement et je n’irais pas payer pour eux.
Toujours la même problématique en France
Il faudrait vraiment mettre en place des cours pour apprendre à gérer son budget personnel .
Cela permettrait aux citoyens d’avoir une meilleure vision de ces dépenses incompressibles , de prévoir une petite epargne régulière pour faire face aux imprévus et de voir ce qu’il lui reste pour dépenser à bon escient.
Mais c’est à se demander si de nombreux lobbystes et nos politiques ne préférent pas qu’ils restent dans une situation d’insécurité financière
le gangster blond sénile pense que tous ceux qui ont recours au crédit de consommation sont des idiots sans doute ?
Les Américains vivent à crédit. Ce n’est pas nouveau. On a bien vu ça avec la crise des subprimes.
Une carte de crédit peut servir de réserve pour les moins nantis à condition de payer plus que les intérêts qu’on vous prélève chaque mois quand vous avez puisé dans votre réserve. Sinon, j’ai déjà vu des cas où les gens avaient utilisé une carte de crédit pour une grosse dépense. Et, 8 ans après, ils sont tombés des nues quand ils ont vu qu’il avaient toujours le même capital à rembourser. Maintenant, il y aura toujours des personnes qui iront à fond dans leurs crédits disponibles. Il faut éduquer. Mais l’éducation n’est plus le fort de la France !
Une banque est une entreprise ayant des depenses et, par consequent, des recettes; puisqu’on a deliberement refusé de separer les banques d’affaire des banques de depôt il est necessaire de « piocher » les comptes de deposant lorsque la speculation ne rapporte plus autant.
Le crédit tournant / renouvelable est bien un piège des banques. Ce sont elles qui font les taux aux USA…et vue la paupérisation des américains, c’est parfois la seule possibilité de vivre tant les salaires sont faibles et les prix excessifs. La présence de produits chinois n’y est pas pour grand chose…
Bonjour
#Villetard !
Vous avez raison, ça fait longtemps que je le dis, « formation dès le collège à la gestion des comptes perso », ça éviterait des problèmes.
Mais nous ne sommes pas au service des programmes de formation, et pourtant, rien de tel que des exercices « grandeur nature »
Si certains consommateurs usent et abusent du credit revolving c’est aussi la faute des sociétés de credit qui souvent sont très peu regardantes sur les capacités de remboursements de leurs clients. Alors si une partie des consommateurs sont dans cette incapacité à rembourser leurs emprunts et que la justice décide de les declarer en dépôt de bilan, eh bien tant pis pour les société de credit.
A Villetard, je pense que vous avez raison quand vous dites que les politiques ont tout intérêt à ce que certains avec le crédit revolving restent dans l’insécurité financière car plus la personne est en situation instable sur le plan bancaire moins elle a d’autonomie personnelle et plus elle est facile à manipuler et à faire tomber en cas de rébellion contre l’état en place et les institutions …
On prête parfois à nos responsables politiques une finesse stratégique, voire un certain machiavélisme. En réalité, ils agissent souvent de manière beaucoup plus brouillonne.
Si Trump voulait réellement freiner la consommation, il ne réclamerait pas avec autant d’insistance des baisses de taux d’intérêt. Les choses sont pourtant assez claires : il cherche avant tout à soutenir le pouvoir d’achat des Américains. En faisant pression sur la Fed pour abaisser les taux, il espère maintenir un niveau de consommation élevé. L’enjeu est tel qu’il ne veut même pas attendre le départ pourtant proche de Jerome Powell.
Trump n’est pas Xi Jinping. Il ne raisonne pas sur dix ans, mais sur dix mois. Les élections ont lieu en novembre. Soit le consommateur américain continue d’avoir accès à l’argent — via des taux bas ou des chèques distribués — soit Trump perdra l’élection.
Le problème, c’est que même en plafonnant les taux d’usure, la consommation finirait par chuter : les banques cesseraient simplement de prêter. Moins de crédit, c’est moins de consommation, donc une récession… et la fin de son pouvoir. Trump ne veut pas d’une récession. S’il l’avait acceptée, il aurait laissé Elon Musk aller au bout de sa logique avec le DOGE. Les coupes budgétaires auraient été récessives, et c’est précisément ce que Trump a refusé.
« … Si à l’école on donnerait des leçons de vie… »
Je pense qu’avant qu’avant de donner des leçons de vie, il serait urgent de donner des leçons de français, aux enfants comme aux adultes !
Un crédit ne vaut que pour l’achat d’un bien immobilier, encore faut-il se poser la question de rester locataire. Pour l’achat d’une voiture cela peut se comprendre, et encore. Mais pour le reste cela est à fuir. Il faut épargner, mettre de coté, pour l’achat futur d’un frigo ou d’une télé.
@Olivier Morey : tout est là à mon avis, rien à ajouter, sinon qu’au lieu de s’endetter pour acheter un gros SUV (électrique…), il est aussi possible de se contenter d’un véhicule raisonnable, moins lourd, moins énergivore et aussi beaucoup moins cher…