Poutine a fait finalement le discours presque traditionnel sur l’état de la nation russe. Il a parlé d’économie, de sanctions, d’adaptation de l’économie russe, de guerre, il a annoncé le retrait du traité Start sur les armes nucléaires, il a parlé d’éducation, de civilisation, de traditions. C’était un long discours qui ne laisse pas transparaitre ses intentions ni sa stratégie ultérieure pour l’Ukraine.

Factuellement, il n’avait pas franchement l’air malade ni fou.

Il a explicitement dit que pour la Russie c’était une guerre existentielle, et une guerre existentielle ce n’est jamais bon en Europe, surtout quand l’autre partie, la nôtre et l’Otan, semble aussi être dans un rapport existentiel avec cet affrontement.

Les désaccords n’ont jamais été aussi puissants.

La montée des tensions continue.

Pour reprendre la formule célèbre de la guerre de 14, comme des somnambules nous avançons vers l’abîme sans que rien ne puisse sembler nous retenir.

Il n’y a pas de petite guerre en Europe.

Jamais.

Charles SANNAT

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