Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Je voulais prendre quelques instants pour partager avec vous quelques réflexions sur le drame de Crans-Montana. Il ne s’agit pas ici de critiquer bêtement les parents ou les enfants. Ce n’est pas le sujet et ce serait indécent compte tenu de la souffrance de chaque famille endeuillée. Personne ne devrait mourir dans un incendie un jour de fête. Ceci étant posé, tentons de réfléchir un peu.
Il y a un vrai problème de discrimination dans les normes. Par nos Etats, nos institutions, nos contrôleurs, tout est souvent mis ou presque au même niveau, on va traiter de la même manière des risques pourtant très différents. C’est valable en Suisse comme en France. Tout ne se vaut pas, tous les risques ne sont pas les mêmes, et bien souvent à trop vouloir en faire, plus rien n’est bien fait. A trop protéger on termine par ne plus rien protéger du tout. A cela vous pouvez rajouter souvent les passe-droits, la corruption parfois, l’incompétence régulièrement. Vous obtenez un dangereux cocktail.
Il y a également un vrai problème d’inculture du risque et c’est un problème général. Nous n’enseignons pas les bons réflexes à nos enfants, nous ne développons pas de culture de la prudence et de la prévoyance. C’est valable encore plus en France qu’en Suisse, car les Suisses sont parmi les mieux préparés au monde. Enfin, nous ne prenons pas en compte la psychologie humaine qui nous empêche souvent de réagir aussi vite qu’il le faudrait.
« Papa je rentre, y a rien qui va ».
Le témoignage de ce papa est très important, parce que son fils avait compris que cela n’allait pas. Il était jeune mais il avait compris que cela n’était pas bon. Il n’aura pas eu le temps de retrouver les siens. Il y était presque et cela doit nous inspirer quelques réflexions. Quand rien ne va, alors rien ne va. Mais quand on veut bien faire on se dit que l’on peut rester quelques jours. Ces quelques jours de plus ont été fatals à ce jeune homme qui avait la vie devant lui. Le coupable n’est pas ce garçon, mais ceux qui ont pris toutes les décisions conduisant à ce drame. Mais quand rien ne va, alors rien ne va et c’est dans ces cas-là qu’il faut prendre ses affaires et partir sur le champ. C’est hélas toujours plus facile à dire qu’à faire. Mais c’est justement pour cela qu’il faut prendre cet exemple précis. C’est justement cela la vraie culture du risque.
La vraie culture du risque c’est voir ce qui doit être vu.
La vraie culture du risque c’est de rentrer dans un bar, dans une salle de spectacle et savoir par où l’on peut en sortir, c’est monter sur un navire de croisière et savoir où sont les canots de sauvetage.
La vraie culture du risque c’est dépasser les biais de conformité, les usages ou la politesse pour savoir prendre la décision, toujours difficile, de ne pas faire, de cesser de faire ou de refuser de faire.
C’est terriblement difficile parce que cela implique par exemple de perdre son travail, ses revenus, peut-être même son permis de travail en Suisse. C’est donc des décisions terriblement difficiles. C’est à cela que nous devons préparer aussi nos enfants et nos jeunes, pour que leur vie ne se termine pas brutalement et précocement dans un bar en feu où rien n’allait.
Incendie à Crans-Montana: d’anciens employés accablent les propriétaires pic.twitter.com/SWcemztZaf
— BFM (@BFMTV) January 5, 2026
D’un point de vue patrimonial, professionnel, c’est la même chose.
Il faut développer notre culture de la sécurité financière, de la sécurité professionnelle. Il faut savoir anticiper, se former pour améliorer son employabilité et assurer sa sécurité professionnelle, de la même manière mettre de côté, épargner, placer, c’est assurer et développer sa sécurité financière.
La sécurité, la prévoyance ne sont pas des options. C’est une obligation. Une obligation, que, nous, les adultes, ne devons jamais oublier d’enseigner à nos enfants pour qu’ils soient résilients, solides, rapides, vifs, préparés à affronter des situations difficiles nécessitant de prendre des décisions immédiates.
Il est toujours plus facile de prendre des décisions difficiles quand on a les moyens devant soi, que l’on a quelques sous. C’est pour cela aussi que la liberté financière est un outil de la culture du risque. C’est parce que j’épargne que je me « libère ». Si je dépense 2 000 euros par mois, alors chaque tranche de 2 000 euros épargnée c’est un mois de liberté acheté. Les Anglo-saxons ont une expression peu élégante. C’est la « fuck-you money », ou l’argent qui permet de dire « va te faire foutre ». Plus vous avez d’argent, plus vous pouvez vous permettre d’envoyer paître votre patron de bar. Quand nos enfants sont jeunes, nous les parents, leurs parents nous sommes leur « fuck-you money ». Quand rien ne va, il peuvent rentrer chez papa-maman.
Ce jeune homme ne pourra pas rentrer chez papa-maman et dans ce drame il nous rappelle une règle essentielle. Quand rien ne va, rien ne va. Faites-vous confiance.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
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« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)
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La culture du risque c’est de ne pas filmer et danser devant un feu d’intérieur.
Je ne dédouane pas les propriétaires de leur négligence possible mais a un moment chacun doit assumer sa part d’erreur.
Mon fils de 11 ans ne va pas chercher le pain seul car j’estime qu’il ne sait pas regarder quand il traverse a CHAQUE fois. Ce n’est pas une question d’âge mais de culture du risque. Donc je le forme avant de le lâcher seul. C’est ma responsabilité et pas celle d’un propriétaire de quoi que ce soit.
Ce qui m’a toujours effrayé c’est le saut à l’élastique. Pour certains cela permet de prouver que l’on est un homme. Pour moi c’est une connerie ! Prendre un tel risque est stupide ! On pourrait multiplier les exemples … Mais, me direz vous, on ne ferait alors jamais rien ? La lecture est beaucoup plus enrichissante et ne tue personne. À vous de voir …
Il y avait tout de même des trous dans la raquette si je peux me permettre.
La suisse petit pays mais grande place financière peut s’émouvoir maintenant d’avoir conduit tous ces jeunes à la mort.
Oui, il aurait peut être fallu des contrôles réguliers pour exercer dans ce genre d’établissements qui plus est accueillait des mineurs avec débit de boissons alcoolisés.
Aucun filtre a l ’entrée avec pièces d’identités à l’appui, aucun comptage pour un trou à rats,
pas d’extincteurs en vue, pas de porte de sortie ou alors une cadenassée etc..
Oui la suisse a manqué à ses devoirs sur toute la ligne, même pas capable de protéger et soigner car bien,qu’ils détiennent bon nombre de coffres forts ils ont encore besoin des pays européens pour faire face à l’urgence de soins !! On ne les entend pas pour soutenir l’europe en temps normal !!
Les bras m’en tombent !!
J’espère que des grosses têtes vont tomber et que les gérants vont devoir payer pour avoir assassiner ces jeunes délibérément !
Toutes mes condoléances attristées pour les parents et amis des victimes.
Les enfants sont innocents et vulnérables et lorsqu’ils sont alcoolisés, exactement comme les adultes, il y a des fuites de conscience. Néanmoins, est-ce là la cause de ce drame ?
« En réalité, les jeunes qui filmaient l’incendie à Crans-Montana, n’avaient quasi aucune chance de s’en sortir, comme tous ceux qui se sont retrouvés piégés dans cette pièce.
Rien à voir avec la génération instagram, Facebook, ou des réseaux sociaux dépeinte par certains pour expliquer la catastrophe.
Quelques précédents historiques et études scientifiques ont permis de décrire ces comportements, et ce que l’on appelle le biais de normalité.
L’incendie de la discothèque The Station en 2003 en est un exemple tragique : à l’époque, sans smartphones ni réseaux sociaux, une centaine de personnes seraient mortes sur place en observant les flammes, convaincues qu’il s’agissait d’un effet pyrotechnique du groupe Great White.
Elles n’ont pas fui immédiatement, probablement victimes du biais de normalité.Ce biais, décrit notamment par Amanda Ripley dans The Unthinkable (2008) à partir d’analyses de catastrophes réelles, pousserait le cerveau à minimiser une menace soudaine pour la faire entrer dans un cadre familier et rassurant.
On retrouve le même mécanisme lors de l’incendie du 5-7 à Saint-Laurent-du-Pont en 1970 : 146 jeunes ont péri, beaucoup attendant des signaux clairs (arrêt de la musique, intervention du personnel) avant de bouger, selon les rapports d’enquête et les études ultérieures.
D’autres cas concrets illustrent ce phénomène.
Pendant les attentats du 11 septembre 2001, de nombreux occupants des tours situés en dessous du point d’impact des avions ont attendu plusieurs minutes avant d’évacuer, pensant à un simple incident technique ou à une alarme intempestive, comme le documente le rapport de la Commission 9/11 (2004). Ils ont même continuer à travailler et de traiter leurs mails jusquà reception d’un ordre clair d évacuation.
Dans l’incendie récent qui circule en vidéo sur les reseaux, le même schéma semble se répéter.
Si la musique continue et que le personnel ne panique pas, le cerveau des clients inhibe l’instinct de fuite pour intégrer la menace dans un contexte « normal ».
Ces jeunes se disent que quelqu’un va sans doute venir éteindre le feu et n’ont pas conscience du danger.
De plus, et sans doute sous l’effet de l alcool, ce comportement est amplifié. Il y a fort à parier qu’ils filmaient la soirée en général sans se rendre compte que la catastrophe était irrémédiable.
Les normes de sécurité incendie intégrent justement cette latence, et prévoient typiquement 1 à 2 minutes de temps de réaction avant le début effectif de l’évacuation dans les lieux publics.
Les systèmes de détection et d’extinction automatique sont d’ailleurs dimensionnés pour offrir ce sursis.
Toutefois, le matériau composant le plafond a rendu cette marge de temps dérisoire.
Un plafond en mousse de polyuréthane brûle de manière non linéaire.
En d’autres termes, il y a un embrasement generalisé (flashover) lorsque la temperature atteint environ 600 °C.
Cette température est atteinte en moins de 90 secondes.
Ce que ces gamins avaient au dessus de leur tête était en realité de l’essence solidifiée.
La pièce a donc basculé en embrasement généralisé avant que la majorité des personnes ne puisse sortir rapidement.
Avec un tel combustible au plafond, le temps disponible pour s’enfuir a été quasi nul ; même en cas de réaction instantanée, la densité de foule aurait probablement bloqué les issues avant que la salle ne se vide.
Ces adolescents etaient donc déjà quasi tous condamnés des que le plafond a commencé à prendre feu.
Ils ne sont pas morts à cause d’Instagram, facebook, les reseaux sociaux où la « génération perdue » des milllenials.
Ils sont morts parce que la physique du feu a dépassé de très loin la capacité humaine à traverser une foule dense, et sans doute parce qu’un mépris des principes de sécurité leur a ôté, dès le départ, toute chance réelle de s’en sortir.
J’ai été confronté plusieurs fois à des clients propriétaires de bars de nuit ou de discothèques, qui ne comprenaient pas le haut niveau d’exigence en France en matière d’ERP et de règles incendie.
Ils restent souvent bouche bée lorsque je leur dis que je je refuse le dossier et que je n’attaquerai pas la décision administrative leur imposant des travaux avant réouverture.
Ils s’imaginent qu’un bon avocat est celui qui trouve la solution, en dépit des faits….
Non, c’est celui qui explique concrètement la règle, et l’incidence de son irrespect sur des sujets aussi sensibles.
Via François Wilinski »
Je suis quelqu’un d’assez prudente, je ne bois jamais plus de deux verres pour garder ma vigilance. Néanmoins, je ne regarde pas les issues de sortie si je vais dans un concert, cinéma ou autre, cela s’appelle de la paranoïa. Ce n’est pas une vie ! responsable, prudent, mais pas parano ! Je pense que lorsque notre heure arrive, elle sonne. Oui c’est un drame qui impose le silence et le respect. Oui c’est un drame, surtout chacun et pour ces jeunes qui avaient la vie devant eux. Mais leur âme est éternelle n’est ce pas ? ils s’en sont retournés vers un monde meilleur. Protégeons nos enfants de leur innocence et vulnérabilité.
Complètement d’accord avec vous … je pense que la première chose à exiger quand on est embauché dans ces bars, boites de nuit et autres lieux de fêtes, c’est de se renseigner déjà sur les sorties de secours … cela me parait impératif. D’autre part, il faut reconnaitre qu’il n’y a plus de sens critique chez les jeunes qui n’apprennent plus à voir ce qui ne va pas et risque d’être problématique par la suite, cela fait partie de l’éducation, les animaux sont dans ce domaine autrement plus intelligents que les humains et protègent beaucoup plus leurs petits en les éduquant dans ce sens.
Le plus surprenant est qu’il se trouve aujourd’hui des industriels pour fabriquer des materiaux aussi facilement inflammables.
@ Labilouche
1 – il ne s’agit d’aucune « négligence possible » des propriétaires mais d’une mise en danger avérée de la vie d’autrui. Si je vous asperge d’essence sans allumer de feu, ce n’est pas une « négligence ».
2 – moi à l’âge de 8 ans j’allais chercher du pain tout seul (en ville). Ce sont justement ces gamins surprotégés qui vivent toute leur enfance dans un milieu stérile qui, une fois lâchés, n’ont aucune conscience du danger.
Un peu comme un oiseau qui a toujours vécu en cage à l’abri des dangers qui, une fois lâché dans la nature va se faire bouffer par le premier minou rencontré.
Pour Crans-Montana, c’est bien plus Grave Factuellement que les apparences de l’évènement, car ce qui est surtout terrible c’est que beaucoup de victimes qui se trouvaient alors dans la salle située en sous-sol, N’ont PAS réagit mentalement lorsqu’elles ont vu les flammes, et ont peut être ? eu l’impression de vivre une sorte de spectacle fascinant lorsque les flammes ont commencé à brûler et à embraser le plafond en mousse polyuréthane qui datait de plus de 10 ans déjà, (et qui avait largement dépassé sa durée limite de validité qui est de 6 ans pour ce type de produit), et dont la mousse qui était de fait dégradée par le temps et à la limite de devenir en état de quasi poudre, s’est enflammée immédiatement suite aux jets de gerbes de flammes pyrotechniques qui étaient attachées aux bouteilles de champagne.
C’est Sur-Réaliste de voir des victimes « inside Sur Site » filmer l’incendie du plafond avec leurs smartphones comme un spectacle distrayant au lieu de prendre immédiatement la fuite.
Car Ne PAS avoir conscience du Réel Danger Factuel lorsque l’on voit des flammes s’embraser et Ne PAS prendre alors la fuite immédiatement, relève d’un état mental totalement Léthargique ….
Une partie de la population n’est plus du tout consciente de la Vraie Réalité, et semble vivre comme des zombis hypnotisés dans un monde 100% virtuel…!!!
Pire il y a eu aussi « à l’Extérieur » les cas d’états d’esprits « sous emprise » de fascination morbide comme ce fut le cas pour les gens situés en dehors, et qui ont filmé l’incendie au lieu de tenter de porter secours tant bien que mal aux personnes victimes qui essayaient elles de s’extraire avec difficulté des flammes de ce piège mortel.
-> ET ceci alors que l’on entend dans les vidéos prises de l’extérieur, des victimes hurler très fort et alors qu’elles sont à ce moment là coincées dans les flammes et qu’elles ont fini par y périr…
Je vous jure qu’ayant pu voir une vidéo sans concession prise « de L’extérieur » où on voit le dancing en flamme, et où l’on entend des personnes hurler alors qu’elles sont bloquées dans le brasier et – QUE SEULEMENT 1 homme + son fils adolescent – ont le Bon Réflexe de débloquer en les forçant, des portes vitrées situées sur le coté, pour aider quelques personnes à sortir de cet enfer, où bien sur se sont mêlés les gaz toxiques de plastique brûlé + les gouttes bouillantes de plastic fondu tombant sur les victimes en plus des flammes mortelles,
c’est éprouvant à voir, et surtout de voir une myriade de « Konnards » (et le mot est bien Faible) en Très Grand Nombre à l’extérieur, qui filment et qui N’ont même PAS l’idée de tenter d’aider à extraire des personnes de ce cauchemar et de les amener jusqu’à environs 1m50 à l’extérieur pour qu’elles puissent échapper aux gaz toxiques et à la pression due à la chaleur et au brasier…
C’est une Horreur absolue …
Ça me rappelle hélas, un évènement du même style qui a eu lieu il y a environs 20 ans en France, et où une touriste anglaise s’était fait prendre dans les sables mouvants du Mont Saint Michel, et la seule chose que les gens alors présents sur place ont fait, ce fut de filmer l’agonie de cette personne et son enfoncement progressif dans les sables mouvants au lieu de lui porter secours ET ceci alors qu’ils étaient juste à coté d’elle, tout près …
La Fascination morbide et la passivité des gens qui étaient à l’extérieur de l’incendie à Crans-Montana, sont le symptôme factuel qu’il y a Réellement un basculement de Société Civile, et avec un état mental de Fascination pour l’Horreur.
Notre « Civilisation » Va Très mal, La Mort en Direct devient « un spectacle », voir une jouissance pour un certain nombre de gens…
C’est Très Grave pour « La Suite » à venir ….
La société industrielle et l’Etat « providence » annihile l’intelligence et les instincts humains pour les enfoncer dans un fatras d’assistance et de sur-protections.
Aujourd’hui plus de 50% des Français dépendent des aides et subsides de l’Etat, si les choses tournaient mal (guerre ou catastrophes diverses) très peu d’entre nous auraient les res psychologiques, sociales et financières pour s’en sortir, survivre pour pouvoir se relever.
La moitié de ce qu’endurent les ukrainiens depuis 4 ans aurait sans doute ruiné notre pays et toutes ses capacités de survie.
Il faut réapprendre à se débrouiller, à anticiper et à préparer son avenir et celui de ses proches
Visiblement, il y a eu pas mal de manquements, mais je ne peux m’empêcher d’être irrité par tous ces redresseurs de tords de tous genres qui maintenant vont laver plus blanc que blanc.
Bonjour,
Hier j’ai vu une vidéo consternante sur les jeunes qui sont tous traités de « teubés » par le commentateur. Cette vidéo montre le plafond en feu et des flammes bleues comme si le gaz dégagé par la mousse se répendait au niveau du plafond. Les résidus dûs à la mousse qui fond sous l’effet de la chaleur tombent de ce plafond. Juste en dessous que voit-on ? Une dizaine de téléphones brandis pour immortaliser ce moment fantastique et des visages hilares.
La jeunesse est-elle lobotomisée à ce point pour prendre le risque de filmer un événement mortel plutôt que de s’enfuir hors de ce bar ? Je crains le pire ! Mort aux cons !
d
De 1969 avec une éfucation préventive face aux risques en général et au feu en particulier dès mon enfance mon père me rappelait souvent l’adage : ne joue pas avec le feu au risque de se bruler. Depuis au fil du temps et des drames naturellement je controle le meilleur endroit pour s’échapper d’un lieu de confinement exigu. La priorité absolue de garder cela en tête en permanence et donc de limiter sa consommation d’alcool pour rester toujours suffisament lucide pour réagir sans délai. L’éducation des années 70 avec des parents nés au début des années 30 c’est une galacie qui me sépare de l’éducation moyenne donné aux ados de 2026.
Comme certains disent : » c’est festif ! »
« festif » est la « clef » du « dédouanement », cela « permet » de faire n’importe quoi !!!!
Tout le monde sait que les drogues, les substances illicites sont néfastes …. mais si c’est « festif » alors « cela » passe !!!
Idem avec l’alcool, idem avec la vitesse (et l’imprudence) sur la route … idem avec le « sport » ( = de fameux « cons » !!!), !
Les « festif » a impérativement besoin du : « merde -keting » !
Le « merde – keting » ?
Ben oui : c’est l’art d’utiliser les méthodes du marketing pour fourguer, imposer, vendre … de la merde !
Une sacré « spécialité » du « monde moderne » !
Les morts de Crans Montana comme les morts des parapentes, des sports à risques qu ils prennent ne devraient pas être mélangé avec tous les morts et victimes innocentes qui n’ont rien cherché et dont on parle peu .
Comme certains disent : » c’est festif ! »
« festif » est la « clef » du « dédouanement », cela « permet » de faire n’importe quoi !!!!
Tout le monde sait que les drogues, les substances illicites sont néfastes …. mais si c’est « festif » alors « cela » passe !!!
Idem avec l’alcool, idem avec la vitesse (et l’imprudence) sur la route … idem avec le « sport » ( = de fameux « cons » !!!), !
Le « festif » a impérativement besoin du : « merde -keting » !
( = l’art d’utiliser les méthodes du marketing pour fourguer, imposer, vendre … de la merde !)
Une sacré « spécialité » du « monde moderne » !
Dès le CP, mes frères et moi sommes allé à l’école puis au collège, seuls et de bon matin. Sans ramassage scolaire, ni papy ou mamy drapeau jaune à la main.
Dès notre plus jeune âge, nous étions capables d’allumer un feu et de le contrôler.
Très vite nous avons su nous orienter et retrouver la maison dans une ville de 100 000 habitants.
Nous nous sommes râpé les genoux et les coudes, pris quelques gifles .
Et tout ça sans smartphone !
Animateur de centres de loisirs avec hébergement (avant la novlangue ça s’appelait des colos !) pendant de nombreuses années, j’ai remarqué que les rares accidents survenus concernaient surtout les plus timorés. La vie est un risque permanent et l’introduction du « principe de précaution » est une absurdité coupable. L’État nounou stérilise. L’accumulation de normes, certes souvent nécessaires, entoure le citoyen d’un cocon et, lorsque ce cocon est défaillant, comme à Crans-Montana, c’est le drame. Comme vous le dite en effet, il y a une inculture du risque et la génération Z bercée entre tablette et smartphone, jeux virtuels où l’on dispose de l’éternité selon le bon vouloir de la touche « reset » n’a plus aucune conscience du risque. Pour certaines des victimes du dancing, il est probable qu’ils se pensaient dans un jeu vidéo ; les captures d’images montrant l’absence de réaction devant le début d’incendie le confirme : pour les victimes il a été plus important de filmer la scène que de rechercher un extincteur. Hélas pour 40 d’entre eux le programme a bugué. Je suis d’une génération où, dès les premiers pas, on laissait l’enfant prendre un risque, encadré bien sûr : une légère brûlure sur le réchaud allumé était une assurance pour la suite, le feu, ça brûle. Aujourd’hui, un tel comportement des parents serait susceptible de poursuite pour défaut de surveillance. Toute l’éducation est à revoir.
Cet établissement n’avait pas été contrôlé depuis 4 ans je crois.
Il n’était pas dans son fonctionnement conforme à sa déclaration initiale.
Quant aux mousses acoustiques en polyuréthane, il faut les placer derrière des plaques de placoplâtre : leur inflammabilité rapide est pourtant bien connue depuis des dizaines d’années, elles retombent en pluie ardente, mettent le feu partout, et dégage des gaz d’une toxicité extrême, à base de cyanure, tout devient hors de contrôle en quelques minutes.
On ne se demande comment il est possible que l’on en vende encore…
Même constat pour les plaques décoratives de plafond faites de polystyrène expansé : c’est la meme extrême dangerosité, et c’est connu depuis des dizaines d’années.
On ne se demande comment il est possible que l’on en vende encore…
Autres normes non respectées : pas d’alarme sonore incendie, pas de système d’arrosage automatique, pas de rallumage des lumières, coupures de la musique, et annonce automatique d’évacuation, rien…
Bref, que des normes faites par des fonctionnaires pour empêcher des entrepreneurs d’entreprendre.
Sur les réseaux sociaux en France, des milliers d’établissements suppriment plein de vidéos sur leurs comptes, car ils sont déclarés comme de simples bars, pas comme des établissement de type bar-discothèque…
La culture du risque désigne l’ensemble des valeurs, croyances, connaissances, attitudes et conceptions du risque partagées par un groupe de personnes poursuivant un objectif commun . Cela concerne toutes les organisations, qu’il s’agisse d’entreprises privées, d’organismes publics, de gouvernements ou d’associations à but non lucratif.
Visiblement, les gérants de ce bar-discothèque se foutent royalement de cela, les autorités locales suisses ont été défaillantes, résultat : 40 morts, 116 blessé (souvent dans un état grave, au destin souvent brisé), voilà le bilan…
ARRETEZ de croire que tout le monde est rationnel comme un modèle mathématique d’économétrie…
Tout à fait d’accord avec cet article, mais malheureusement, pour l’avoir souvent expérimenté, en entreprise comme dans la vie privée, on passe souvent pour l’oiseau de mauvaise augure, celui qui voit le mal partout. Et les gens n’aiment pas ça, l’injonction à la positivité est tellement bien ancré dans notre société. Je pense quand même l’avoir bien réussi avec mes enfants qui ont bien les pieds sur terre.
Excellent post Charles. La culture du risque peut egalement s’appliquer à la vie personnelle…ça évite de se retrouver en ménage avec des toxiques…
L’inculture du risque certes, mais la bêtise assurément …
D’abord la bêtise des gérants avec cette mousse alors qu’il existe de la mousse ignifugée (certes 4 fois plus chère) …
Paix à tous ces gamins morts trop tôt mais franchement, certaines vidéos sont accablantes. Le feu commence à prendre, la mousse fond, l’incendie se propage de quelques mètres en à peine 5 secondes. Les jeunes continuent de filmer et de danser, personne ne se rends compte que si la mousse prends aussi vite sur 2-3mètres alors tout va prendre en moins d’une minute vu qu’il n’y a que de la mousse au plafond.
C’est ça qui me choque le plus, l’incapacité à voir le risque, à l’anticiper, comprendre les lois de la physique, la fumée toxique qui va vite arriver…
Je ne sais pas combien auraient pu être sauvés avec une réaction immédiate, pas tous, c’est certain … Mais c’est aussi certain qu’il n’y aurait pas ce nombre de morts …
Nos jeunes ne sont plus élevés dans le réel, ils ne savent plus évaluer correctement les risques …
Les photos de l’intérieur de cette boîte de nuit, au cours de l’incendie, me rappellent étrangement une catastrophe identique qui s’est produite en France, en région Rhône-Alpes, à Saint-Laurent-du-Pont
Plus de 60 ans écoulés et aucune interdiction d’utiliser des revêtements hautement inflammables.
Plus de 60 ans et le plafond s’écoule toujours en flammes sur les jeunes fêtards.
D’évidence, les Etats ne protègent plus personne
Un petit enfant qui traverse la rue sans regarder à gauche , à droite et sans attendre papa/maman ou la nounou, mérite une fessée immédiate ! C’est comme ça que la culture du risque entre dans la tête des très jeunes enfants. Une fessée dans la vie suffit en général à apprendre à respecter les bons conseils des adultes Hélas c’est interdit par des pédagogues, qui n’ont jamais tremblé pour un enfant !
De même on ne joue pas avec les allumettes, ou un briquet, on n’approche pas les marmites d’eau bouillante dans la cuisine, on respecte les feux de croisement en vélo, on ne roule pas la nuit sans éclairage, on ne mange pas n’importe quelle baie ou petit fruit trouvé dans un bois, on appprend à reconnaître ce qui est comestible ou avarié etc….Mais on apprend avec des adultes ou des enfants plus âgés à monter à une échelle et surtout à en descendre (!) et graduellement à prendre des risques calculés où une sauvegarde est assurée en cas de « pépin »
Signé : père de 4 enfants, grand-père de 21 et arrière-grand-père de 4.
En effet, Charles, j’ajouterais qu’une culture du risque implique aussi de choisir les mots justes pour décrire les situations. De nos jours, nous avons souvent recours à des circonlocutions qui obscurcissent le sens véritable des choses et nous empêchent de discerner et d’agir efficacement face à une situation donnée. Utilisons les mots justes, et nous y verrons plus clair pour prendre les bonnes décisions.
Paix à leurs âmes pour tous ces enfants et adultes et leur famille.
Ceci dit ce bar Le Constellation n’était pas une discothèque qui ont des mesures de sécurité bien plus élevées.
Un audit des autorisations reste à faire malheureusement.
Je me souviens avoir passé une soirée dans une salle en sous sol il y a presque 30 ans. Je ne pense pas voir pensé à la sécurité à ce moment là. Contrairement au cas Suisse, il n’y avait pas de matière inflammable au plafond ni de feux d’artifice allumée, on n’était beaucoup moins nombreux et les escaliers étaient assez large. En cas de feu, je pense que l’on aurait pu assez vite, tous, sortir. Par contre si le feu avait eu lieu dans la salle de restaurant au-dessus, et nous avait empêché de pouvoir remonter, il y aurait eu autant de morts qu’en Suisse. Ces salles en sous sol devraient être interdites, à partir du moment où il n’y a pas de sortie de secours possibles. Sans cela, d’autres drames de ce type auront encore lieu.
Un grand principe a apprendre pour soi et ses enfants: si quelque chose ressemble a un danger c’est que s’en est un,.Les animaux activent ce principe génétique par la fuite immédiate , tant pis si il s’agissait a première vue d’un loup qui s’avère n’être n’est qu’un mouton .Le deuxième principe a inculquer est d’apprécier la part de risque de chaque situation et sa gravité potentielle a savoir que le pire n’est jamais sûr , mais toujours le plus probable avant de faire un choix ou de prendre une décision
Quand l’Etat délègue des fonctions régaliennes de contrôle, voilà ce qui arrive. Ces élus et leur clientélisme sont bien mal placés pour effectuer des contrôles rigoureux. Pour avoir connu une proximité avec une boîte de nuit, j’ai vu ce que cela donnait : ils étaient couverts par la commune pour ne pas respecter les limites sonores
Constat : en Suisse comme en France et surement en UE, peu importe les risques et le nombre de morts puisque ça rapporte du fric.
Bravo Charles pour votre interview à venir sur la chaîne la fin des temps tout est lié merci beaucoup belle et Sainte Année en ces temps si troubles…. Courage Prions. 🙂 🙂
En Suisse ils reactive t tout ça sent la Dynam ite..!!!
Gardons notre lumière allumée :)!!
Étant Rouennais, je suis étonné de ne pas avoir entendu dans les médias, parler de la similitude entre ce qui s’est passé en Suisse et ce qui s’est passé au bar « Le Cuba Libre » à Rouen il y a quelques années : une dizaine de morts dans les mêmes circonstances : des bougies festives qui enflamment le plafond dans un sous-sol avec un escalier étroit et pas de sortie de secours.
Il suffit que quelques années passent et tout est oublié et on multiplie le nombre de morts par quatre
Les commentaires sont effroyables… n’oublions pas que ce sont des mineurs… qui font ce qu’ils ont toujours fait avec leur portable…. La musique continue, aucun adulte pour dire qu’il faut sortir…aucun signe d’alerte… comment voulez vous que ces gamins comprennent la situation!